L'homme qui avait dégradé la stèle du maréchal Juin condamné à un an de prison ferme

L'homme qui avait dégradé la stèle du maréchal Juin condamné à un an de prison ferme
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Le 20h

DEGRADATIONS - L’homme accusé d’avoir saccagé la stèle du maréchal Juin, lors du premier anniversaire des Gilets jaunes en novembre, a été condamné lundi 16 décembre à deux ans de prison, dont un avec sursis. Il devra aussi payer les réparations.

Le premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes, le 16 novembre dernier, avait été marqué à Paris par plusieurs scènes de casse. L’une d’elles, filmée, avait suscité une émotion toute particulière : pendant plusieurs minutes, un homme s’était acharné avec un pied de biche sur la stèle rendant hommage au maréchal Juin, place d’Italie. L’individu, interpellé quelques jours plus tard grâce à l’exploitation des caméras et de la téléphonie, a été condamné lundi 16 décembre à deux ans de prison dont un avec sursis pour "dégradation d’un bien destiné à l’utilité ou la décoration publique". 

La peine étant inférieure à 24 mois, elle devrait être aménagée et il devrait ainsi échapper à la détention. Il devra en revanche payer les réparations de la stèle, soit 72.000 euros. "Cela me paraît être un véritable coup de massue, on a une peine qui est plus en rapport avec le symbole qu’avec la dégradation", a estimé après l’audience son avocat, Me Xavier Courteille. L’accusé, lui, s’est refusé à tout commentaire.

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"J'ai vu rouge, j'ai craqué"

A la barre, cet homme de 31 ans, déjà condamné pour outrage et violences, avait tenté d’expliqué son geste. S’il a détruit la stèle du héros de la Seconde guerre mondiale, c’est parce qu’il a, dit-il, perdu la raison, à cause des affrontements et des gaz lacrymogènes. "J’ai vu rouge, j’ai craqué, je me suis défoulé sur la première chose que j’ai vue, je ne voyais pas que c’était un monument", a-t-il déclaré.

Au cours de l’audience, ce père de famille des Yvelines, aujourd’hui au RSA mais qui se dit sur le point d’avoir une situation plus stable et qui a participé à plus de 30 manifestations des Gilets jaunes a par ailleurs nié faire partie du mouvement, et s’est défendu d’être un Black bloc.

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