Gendarmes agressés à Paris : le boxeur Christophe Dettinger écroué dans l'attente de son procès

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JUSTICE - L'ancien boxeur professionnel Christophe Dettinger a été écroué dans l'attente de son procès, renvoyé au 13 février. Il était jugé en comparution immédiate mercredi pour avoir agressé deux gendarmes samedi lors de l'"acte 8" des Gilets jaunes à Paris samedi 6 janvier.

Christophe Dettinger va passer les prochains jours en prison. L'ex-boxeur, qui était jugé en comparution immédiate mercredi pour l'agression de deux gendarmes samedi 5 janvier lors de l'"acte VIII" des Gilets jaunes à Paris, a été placé en détention provisoire. Son procès se tiendra le 13 février. Ses avocats devraient faire appel de son placement en prison.

Jugé en comparution immédiate, l'homme de 37 ans a sollicité un délai pour préparer sa défense, qui est de droit. Conformément aux réquisitions du parquet, le tribunal correctionnel a délivré un mandat de dépôt à son encontre, visant à "empêcher la réitération des faits et une soustraction à la justice", une décision accueillie par des cris de protestations dans la salle.

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L'avocat de Christophe Dettinger remonté après l’incarcération de son client.

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La réaction de l'avocat d'une des victimes présumées

Crâne rasé, petite plaie rouge sur le front, l'ancien boxeur de 37 ans, aujourd'hui fonctionnaire territorial dans une mairie de l'Essonne, est entré dans le box à 22H00, les yeux cernés et le visage très marqué. "Je regrette mes actes. (...) Quand je vois ces images, je ne suis pas fier de moi", a déclaré ce père de trois enfants au casier judiciaire vierge. 

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Originaire de l'Essonne, ancien champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers, Christophe Dettinger comparaissait devant le tribunal correctionnel pour violences volontaires en réunion sur personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours, ainsi que pour violences volontaires en réunion sur personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné une ITT inférieure à huit jours. 

Il dit s’être "défendu"

Christophe Dettinger s'était présenté lundi matin à la police, qui le recherchait activement depuis les images virales le montrant en train de frapper deux gendarmes sur une passerelle. Dans une vidéo enregistrée dimanche et postée lundi sur Youtube, l'ancien champion de boxe a admis avoir "mal réagi", tout en affirmant s'être "défendu" face aux violences policières. 

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"J'ai mal réagi" : l'ex-boxeur Christophe Dettinger s'explique après les débordements de samedi

Samedi, lors d'une nouvelle manifestation des Gilets jaunes dans la capitale, des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre avaient éclaté sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, qui relie les deux rives de la Seine au niveau du jardin des Tuileries. 

Sur une séquence ayant fait le tour des réseaux sociaux et des médias, on voit un gendarme à terre, entouré de manifestants et frappé par l'un d'eux portant un manteau et un bonnet noir, identifié par la suite comme Christophe Dettinger. Ce gendarme s'est vu prescrire 15 jours d'incapacité totale de travail (ITT) et a porté plainte dimanche, selon la gendarmerie. Une autre vidéo montrait le même homme attaquer tel un boxeur professionnel un gendarme derrière son bouclier. Ce dernier a eu deux jours d'ITT et a également porté plainte.

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Devant les enquêteurs, le trentenaire, pour qui une cagnotte de soutien avait été créée avant d’être fermée par la plateforme Leetchi, a affirmé avoir voulu protéger une femme des forces de l'ordre puis s'être emporté. 

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