Hayange : la mairie FN contrainte de rétablir gaz et électricité au Secours populaire

Hayange : la mairie FN contrainte de rétablir gaz et électricité au Secours populaire

Justice
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JUSTICE - La municipalité devra verser 500 euros par jour tant que la décision de justice ne sera pas appliquée. Le maire, Fabien Engelmann, a d'ores et déjà annoncé son intention de faire appel.

Un juge des référés du tribunal de grande instance de Thionville a ordonné mardi 20 décembre à la commune frontiste d'Hayange (Moselle) de rétablir le gaz et l'électricité dans le local du Secours populaire, coupés depuis un an. La municipalité, qui doit également réinstaller l'enseigne de l'association, devra s'acquitter d'une astreinte de 500 euros par jour en cas de non-respect de la décision.


"On va pouvoir continuer à travailler dans des conditions normales", s'est réjouie la présidente de la section locale du Secours populaire, Anne Duflot-Allievi. L'association caritative avait saisi un juge des référés pour obtenir le rétablissement du gaz et de l'électricité coupés depuis plus d'un an.

Une décision qui sera contestée en appel

"C'est un appel au squat", a réagi de son côté le maire FN de la commune, Fabien Engelmann. Il a annoncé son intention de faire appel de cette décision "décevante". "En France, on a le droit d'occuper dans l'illégalité les locaux d'une commune et c'est les contribuables et la collectivité qui doivent payer le gaz, l'électricité, l'eau pour une association politisée qui fait de la propagande pro-migrants", a-t-il ajouté.

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Quand la mairie FN de Hayange privait de local le Secours populaire, jugé trop "pro-migrants", en 2016.

La municipalité frontiste avait en septembre 2016 exigé le départ du Secours populaire du local "occupé sans droit, ni titre, ni convention, ni assurance", lui reprochant aussi d'être "une succursale du Parti communiste". Fabien Engelmann va engager une procédure auprès du tribunal de grande instance de Thionville pour faire expulser l'association. "Notre seul combat, c'est contre la misère, ce n'est pas contre la politique ou M. Engelmann", a répété Anne Duflot-Allievi.

Près d'un millier de personnes à faible revenu fréquente ce local, occupé par l'association depuis 2005, où sont entreposés des denrées alimentaires et des vêtements.

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