Hellfest : une jeune femme qui dit avoir été violée lance un appel à témoins sur les réseaux sociaux

Justice
VIOL - Une jeune femme, qui indique avoir été droguée et violée lors du festival Hellfest en Loire-Atlantique, a lancé un appel à témoins sur Facebook pour tenter de retrouver son agresseur. Des centaines d'internautes ont relayé son appel et lui ont témoigné de leur solidarité. La gendarmerie lui conseille de son côté de porter plainte.

Postée ce vendredi 28 juin sur le groupe Facebook privé des festivaliers du Hellfest, son témoignage a été relayé par des centaines d'internautes. A. y raconte sa terrible expérience survenue au festival Hellfest à Clisson. Venue seule pour assister au concert de son groupe préféré, Architects, la jeune femme explique avoir été droguée puis violée. Elle espère que son appel permettra de recueillir des informations sur son agresseur.


Le concert a à peine commencé,  "je suis à ma 2e bière, donc très lucide, écrit-elle. On est de plus en plus serrés mais je sens rapidement que quelque chose ne va pas. J’ai le cœur qui s’accélère, des nausées accompagnées de sueurs froides importantes, en fait, je dégouline." La jeune femme s'extirpe tant bien que mal de la foule "et (sent) que quelqu’un suit le mouvement derrière (elle)." Cet individu la prend par les épaules, elle pense alors avoir trouvé de l'aide. Malheureusement, il n'en est rien. "Je ne pouvais plus parler, ouvrir les yeux, et je n’avais plus le contrôle de mon corps", décrit-elle. "J’ai entendu la tente s’ouvrir et se fermer et j’ai été violée."

Appel à témoins

En racontant sa terrible mésaventure, elle espère qu'un témoin pourra aujourd'hui l'aider. Elle se souvient notamment d'un festivalier qui, la voyant traverser la foule portée par son agresseur, lui aurait demandé si ça allait. Elle était alors incapable de répondre et l'individu qui la soutenait a répondu au jeune homme qu'elle était "juste bourrée". "TOI, si tu te reconnais, s’il te plait aide moi, commente cette publication ou envoi moi un MP! Tu as sûrement des éléments précieux à me donner, un descriptif, n’importe quoi!", demande la jeune femme. 


Une personne pense être ce précieux témoin. "Je crois que je suis le type qui t'a demandé si ça allait avec mon groupe de potes", réagit-il en commentaire. Il explique par ailleurs se tenir à la disposition des organisateurs du festival. 

Contactée par LCI, la gendarmerie nationale a de son côté appris la nouvelle par voie de presse et invite la jeune femme à porter plainte et à "s'en remettre à la justice". "Cela permettra de lancer les investigations", nous explique le chef d'escadron Thomas, et notamment d'obtenir les images de vidéo-surveillance du festival. "Il faut que cela passe par la voie réglementaire, une victime d'agression ou de viol ne peut pas récupérer ce type d'image, une réquisition est nécessaire. Pour les organisateurs du Hellfest, c'est aussi une garantie".


Un point que souligne également un internaute qui indique travailler dans la télésurveillance et gérer les images "des distributeurs du Hellfest." "Ils sont équipés de caméras et les vidéos sont gardés un mois", indique-t-il sur Twitter mais "il faut une réquisition pour les récupérer".

En attendant, les messages de soutien affluent sur les réseaux sociaux. D'anciennes victimes proposent une écoute et des conseils, et de nombreux internautes tentent de trouver des solutions pour améliorer la sécurité des festivaliers. Parmi elles, des sifflets, des portes clés émettant une alarme d'un simple bouton, des gobelets anti-drogues, dont les parois changent de couleur en présence de GHB, la drogue que la victime pense avoir consommé à son insu, ou simplement des couvercles en plastique pour protéger les verres.


Une campagne visant à  lutter contre les violences à caractère sexuel, sexistes, racistes et homophobes et intitulée "Ici c'est cool" vient d'être lancée dans la région des Pays de la Loire. Parmi les 25 festivals et lieux culturels partenaires, on compte le festival Hellfest.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter