"Il m'a rendu fou de rage" mais "je l'aime bien": Eric Dupond-Moretti revient sur accrochage avec Patrick Balkany

Justice
PRÉCISIONS - Interviewé ce vendredi par la chaîne suisse RTS, Eric Dupond-Moretti est revenu sur la première semaine du procès pour fraude fiscale contre le couple Balkany, et plus particulièrement sur une séquence qui n'a échappé à personne, lundi. Devant les caméras, le conseil n'avait pas caché son agacement à l'égard de son client. Il s'en explique.

Au premier jour du procès des époux Balkany, le maire de Levallois-Perret et son avocat Eric Dupond-Moretti s'étaient livrés devant les caméras à un bien drôle d’échange. Devant la séquence improbable, qui a largement fait parler d'elle ce lundi, les journalistes n'avaient pu contenir leur amusement, tout comme le conseil, n'avait pu dissimuler son agacement. Interviewé ce vendredi par la chaîne suisse RTS, Eric Dupond-Moretti est revenu plus en détails sur cette intervention de son client, qu'il regrette mais semble excuser. 


"Je suis fou de rage, bien sûr, je suis vraiment fâché parce que c'est moi qui avais la parole à ce moment-là, et il me corrige là-dessus et ça atténue évidemment la portée de mon propos", a-t-il expliqué dans l'émission "Pardonnez-moi", à la fin de cette première semaine de procès pour fraude fiscale.  "Je le connais suffisamment pour voir que cette réaction-là, elle s'inscrit dans ce qu'il est au fond", souligne encore Eric Dupond-Moretti. A-t-il voulu abandonner le dossier ? "Non , pas du tout", explique l'intéressé  avant de préciser : "Je l'aime bien, oui." 

Pour rappel, alors que le conseil décrivait un "mari, qui a 71 ans, a découvert" son épouse inanimée sur le sol, la croyant morte, Patrick Balkany avait pris le parti de l'interrompre, au sujet d'une précision quelque peu en décalage avec la gravité du propos. "71 bientôt, ne me vieillissez pas. 70 ça me suffit!", avait ainsi lancé le maire LR de Levallois-Perret Patrick Balkany.


Déjà, sur le moment, il était difficile de ne pas remarquer l’agacement du premier face au comportement du second. "Ouais, c’est pas bien grave… " avait-il répondu en se tournant vers l’élu. Mais ce dernier avait tout de même insisté : "Si si, mais je le dis quand même, vous verrez quand…". Eric Dupond-Moretti lui avait alors murmuré quelque chose, ce à quoi Patrick Balkany avait fini par répondre par un sec "Arrêtez, arrêtez. Allez, faites votre déclaration !"

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