Ile d'Oléron : 15 ans de prison pour le meurtrier de la jeune Alexia, qui avait "repoussé ses avances"

Justice
PRISON - Un jeune homme de 19 ans, accusé d'avoir tué en 2016 sur l'île d'Oléron une de ses camarades de classe de 15 ans, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Charente-Maritime, à Saintes.

Lors d'un procès qui se tenait à huis clos, le verdict est tombé pour ce jeune homme de 19 ans accusé d'avoir tué une de ses camarades qui refusait ses avances : 15 ans de prison, pour celui qui était alors encore mineur au moment des faits. L'avocate générale Christelle Bellet avait requis trente ans de réclusion. Pendant dix ans après sa sortie, le jeune homme fera aussi l'objet  d'un suivi socio-judiciaire.


Il a a été reconnu coupable d'avoir tué Alexia Silva Costa aperçue vivante pour la dernière fois le 1er février 2016 et dont le corps avait été retrouvé le 10 mars dans un trou d'eau, soigneusement dissimulé sous des végétaux (voir ci dessus, le sujet du 20H de TF1 réalisé quelques jours après la découverte du corps de la jeune fille). Le père de la victime, Manuel Silva Costa, en larmes, a affirmé devant la presse après l'énoncé du verdict qu'on avait "tué (sa) fille une deuxième fois", alors que la mère, Christelle de Hert, qui avait en vain réclamé un procès public, apparaissait prostrée. La mère du jeune homme a indiqué : "La peine est normale, je n'ai aucune déception. La mère d'Alexia à qui j'ai parlé, est exemplaire de dignité. Mon fils va payer pour ce qu'il a fait", a-t-elle ajouté.

Des "accès de violence"

Selon l'avocate de la défense, Coralie Claisse, le jeune homme, qui "s'exprime peu et mal", a "exprimé ses regrets à sa façon". Alors âgé de 16 ans, il avait été interpellé par les gendarmes le 27 avril 2016 à Saint-Trojan-les-Bains, à proximité du Centre expérimental pédagogique maritime (Cepmo) où il suivait des cours et où l'adolescente était également scolarisée, en classe de seconde.


Placé en garde à vue, il avait rapidement reconnu être l'auteur du meurtre. Le garçon, sans antécédents judiciaires ou psychiatriques mais avec une "forte addiction au cannabis", avait alors déclaré avoir été "pris d'un accès de violence" lorsque l'adolescente avait "repoussé ses avances", avait-il dit après son arrestation, la frappant de plusieurs coups de poing et de nombreux coups de couteau.

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