INFO TF1/LCI - Affaire Benalla : la police nationale clarifie le rôle des "observateurs"

INFO TF1/LCI - Affaire Benalla : la police nationale clarifie le rôle des "observateurs"

RÈGLES - Dans une note interne que nous nous sommes procurés, le grand patron de la police revient dans le détail sur le rôle attribué aux "observateurs" lors d'opérations de maintien de l'ordre. Objectif des autorités : durcir le processus afin de ne pas revivre une nouvelle affaire Benalla.

C'est un document de six pages, signé lundi 17 septembre 2018, de la main d'Eric Morvan, le Directeur général de la police nationale. Six pages d'une écriture ferme, sans ambiguïté, destinées à clarifier une bonne fois toutes la définition du mot "observateur" au sein d'opérations des forces de l'ordre. "La confiance entre la population et ceux qui sont chargés d'assurer sa sécurité est un objectif essentiel pour la police nationale" précise d'entrée le DGPN. 

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Benalla, l'affaire sans fin

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Car l'affaire Benalla est passée par là et a laissé des traces. Tout comme de nombreuses questions sans réponses claires sur les règles qui s'appliquent aux observateurs (journalistes, chercheurs, universitaires, etc...) régulièrement autorisés à suivre certaines opérations policières. 

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Rappel à l’ordre

La note ne laisse rien au hasard : formalisation de la demande du candidat, signature d'une charte d'accueil, autorisation préalable du chef de service, etc... Tout est passé au peigne fin. "Toute demande d'observation sensible ou particulière" devra impérativement remonter aux oreilles du préfet, du DGPN et du magistrat du parquet du département. Un rappel à l’ordre qui n’est pas anodin : de nombreux responsables avaient juré, notamment en commission parlementaire, n’avoir jamais rien su de la présence de l’ex-homme de confiance d’Emmanuel Macron lors de la manifestation du 1er mai à Paris en tant qu’observateur. 

Les faits et gestes des futurs observateurs n'échappent bien sûr pas à la règle : "Il s'agit d'observer au sens strict et de n'accomplir aucune action ou activité de police ni de l'entraver (...) quelles que soient les conditions de déroulement de l'action" prend soin de rappeler Eric Morvan, qui ne cite jamais dans sa note le nom de l'ancien chef de cabinet adjoint du chef de l'Etat, aujourd'hui licencié et mis en examen notamment pour "violences volontaires". "L'immersion dans une unité de maintien de l'ordre en mission opérationnelle" pourra désormais être refusée si cela est jugé nécessaire. 

Brassard obligatoire

Le futur observateur n'aura droit ni à une arme à feu ni à un quelconque moyen de défense (flash-ball, Taser, etc...). Seul un brassard - blanc - lui sera fourni, et son port sera obligatoire afin d'éviter tout malentendu fâcheux. 

Pas une seconde du stage d'observation ne pourra par ailleurs se faire sans le suivi attentif d'un référent. Là encore, pas un mot sur la polémique du 1er mai, mais celle-ci se glisse là encore entre les lignes : le référent devra "s'assurer que l'observateur n'est jamais laissé seul (...) et veillera au respect des règles" précise le document. Tout policier présent devra immédiatement rendre compte d'un éventuel "comportement inadapté" de la part de la personnalité invitée. 

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