Innocenté après "3 ans et demi d'enfer", Ibrahim Maalouf veut "remettre le point sur le i de son prénom"

Ibrahim Maalouf lors du festival Jazz à Nice en juillet 2019
Justice

JUSTICE - Jugé pour agression sexuelle sur mineure, le trompettiste Ibrahim Maalouf a été relaxé en appel. Ce samedi, il a posté un long message sur les réseaux sociaux.

Il a laissé passer plusieurs semaines avant de réagir ce samedi dans un long message posté sur Twitter. Le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf, accusé d’avoir agressé sexuellement une collégienne de 14 ans en 2013, a réagi à la relaxe dont il a fait l'objet en appel le 8 juillet dernier devant la cour d’appel de Paris. 

L’artiste, lauréat de Victoires de la musique et d’un César, avait été condamné en première instance en décembre 2018 à quatre mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende.

Ibrahim Maalouf avait toujours nié toute agression sexuelle. A l’audience, le 2 juin, l’avocate générale avait requis deux ans de prison avec sursis à son encontre ainsi que 40 000 euros d’amende. La cour n’a donc pas suivi ces réquisitions. Saluée ce jour là comme une "très grande  victoire" pour l'avocate du musicien, la décision avait été qualifiée d'"inique" par les parents de la  plaignante.

Lire aussi

"Non-respect de la présomption d'innocence"

Dans son communiqué, le chanteur explique sa démarche, "après 3 ans et demi d'enfer", pour "remettre le point sur le i de mon prénom" : "Nombreux sont ceux qui se sont permis de relayer, tweeter, poster, commenter, bloguer, publier ou diffuser des mots, des articles ou des vidéos à ce sujet sans prendre la peine de rien vérifier et sans respecter la présomption d'innocence, souvent d'ailleurs à des fins politiques ou identitaires" écrit-il.  

"Certains continuent en effet pour des raisons qui m'échappent de laisser planer un doute en sous-entendant que j'aurais été relaxé par 'manque de preuve', poursuit-il. Or, c'est exactement le contraire : j'ai été relaxé parce que les preuves de mon innocence ont été présentées en détail le jour de l'audience", dit-il avant de regretter l'insuffisance selon lui des relais de ce jugement définitif, et de remercier ceux "dont la confiance n'a pas failli un instant". 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent