Echirolles : cinq policiers en garde à vue après avoir abattu un forcené

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FAIT DIVERS - Un habitant d’Échirolles (Isère) a été abattu vendredi soir par des policiers qui avaient été appelés sur place suite à la suite d'une altercation entre voisins. L'homme aurait sorti une arme devant les forces de l'ordre qui ont ouvert le feu. L'IGPN a été saisie, cinq fonctionnaires ont été placés en garde à vue.

Un homme a été abattu par des policiers vendredi soir à Échirolles (Isère) et l'IGPN saisie dans la foulée, a appris LCI auprès du parquet ce samedi confirmant une information du  Dauphiné LibéréSelon les premiers éléments de l'enquête, les forces de l'ordre ont été appelées vendredi soir par un habitant d'Échirolles expliquant que son voisin le menaçait avec une machette. A l'arrivée des deux équipages de police de la BAC, l'individu incriminé, un carrossier dans les Transports en commun grenoblois (TAG) de 51 ans et inconnu des services de police, se trouvait dans son jardin. "Les policiers lui ont intimé l'ordre à plusieurs reprises de lâcher sa machette et il aurait fini par la planter au sol", explique à LCI le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat. 


"Il aurait alors sorti de derrière son dos une arme, pour l'heure, on ignore de quoi il s'agit, et les policiers ont ouvert le feu. L'homme a été abattu d’au moins cinq tirs, notamment par un projectile de fusil d'assaut et d'un pistolet automatique", poursuit le magistrat qui a saisi la police des polices afin de mener "une enquête objective".  Le quinquagénaire a été touché au niveau du thorax et de la tête. Une autopsie du corps a été ordonnée. Cinq policiers ont été placés en garde à vue et sont actuellement auditionnés. "Il convient de vérifier que les conditions de la légitime défense sont bien remplies, justifie le procureur qui parle d'une procédure d'une procédure habituelle. Pour ce faire, il fallait entendre les policiers dans un cadre adapté". 

"Il convient de vérifier que les conditions de la légitime défense sont bien remplies"Jean-Yves Coquillat, procureur de la République

"Bavure" VS "légitime défense"

Pour les syndicats de police la "légitime défense" ne fait l'ombre d'un doute. "Lorsque collectivement, cinq policiers, qui sont face à un individu dangereux, tirent en même temps, c'est qu'ils n'ont aucun doute sur le fait qu'il va faire usage de son arme et qu'il va tirer sur l'un d'entre eux, a déclaré Daniel Chomette, secrétaire général du syndicat SGP police-FO. C'est de l'ordre d'une fraction de seconde. Les policiers sont dans un état de stress et de vigilance absolue dans ces situations. La légitime défense était proportionnée et simultanée, en riposte. Il y a des témoins. Nous sommes confiants".


La compagne du défunt, interrogée par RTL, dénonce elle de son côté "une bavure" et annonce son intention de porter plainte : "Ils auraient pu le blesser, au lieu de le tuer directement. Ce n'était pas un homme méchant et on ne tire pas sur les gens comme ça quand même (...). Je ne vais pas laisser l'affaire comme ça". Cette dame, qui n'a pas assisté à la scène, "ne croit pas" que son mari était en possession d'une arme. "Je sais ce qu'il y a chez moi, assure-t-elle. Ils ont cru voir. On peut en faire avec des si et des là..."

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VIDÉO - Échirolles : "Ils ont fait usage de leurs armes pour protéger leurs vies"

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