Jawad Bendaoud condamné à six mois ferme pour menaces de mort sur un surveillant

Jawad Bendaoud condamné à six mois ferme pour menaces de mort sur un surveillant

PRISON - Jawad Bendaoud, logeur des djihadistes des attentats du 13-Novembre à Paris, a été condamné ce mardi 27 août pour "outrage" et "menaces de mort" sur un surveillant de la prison de Beauvais, où il purge sa peine.

Condamné pour avoir logé des djihadistes, il accumule aussi les peines pour menaces. Jawad Bendaoud, le logeur des terroristes du 13-Novembre, a écopé mardi 27 août de six mois de prison ferme pour avoir agressé verbalement un surveillant de la prison de Beauvais, dans l'Oise.

C'est à cause de gens comme toi qu'il y a des surveillants qui se font égorger- Jawad Bendaoud à un surveillant de la prison de Beauvais

"Les faits remontent à juin 2017, ce sont des faits d'insultes à un surveillant et, dans la même journée, des faits de menaces de mort", a indiqué le parquet de Beauvais à l'AFP, confirmant une information du Parisien. Jawad Bendaoud aurait notamment menacé ce surveillant de lui mettre une "patate" dans la figure, avant de lui lancer : "C'est à cause de gens comme toi qu'il y a des surveillants qui se font égorger". Pour ces deux agressions verbales, le parquet avait requis un an de prison ferme, mais le tribunal correctionnel de Beauvais s'est prononcé pour une condamnation de six mois.

Jugé en visioconférence, Jawad Bendaoud était donc poursuivi pour "outrages" et "menace de mort". Des motifs similaires à ceux lui ayant déjà coûté un an de prison ferme, en plus de sa peine de quatre ans pour recel de malfaiteurs terroristes.

C'est sa seconde condamnation pour menace de mort

Le 27 mars 2019, Jawad Bendaoud est condamné en appel à un an de prison ferme pour des menaces de mort contre une victime des attaques du 13-Novembre. Les faits s'étaient déroulés le 5 décembre 2018, lors de son procès en première instance concernant les attentats. A la sortie l'audience, une altercation s'était produite entre M. Bendaoud, qui comparaissait alors libre, et Sarah Z., une victime des attaques, qui venait de témoigner. Celle-ci l'a accusé de l'avoir menacée de mort dans les couloirs du palais de justice, lui criant selon elle : "Je vais te tuer. Tu vas voir ce que je vais te faire".

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Deux jours plus tard, le 29 mars 2019, il a été condamné - également en appel - à quatre ans de prison pour avoir hébergé les deux djihadistes des attaques du 13 novembre 2015, dont leur cerveau présumé Abdelhamid Abaaoud. Ce jour-là, la cour a également prononcé l'interdiction de ses droits civiques et civils pendant cinq ans. 

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