"Je regrette" : visé par une enquête pour viol sur mineurs, Gabriel Matzneff s'exprime sur ses pratiques pédocriminelles en Asie

"Je regrette" : visé par une enquête pour viol sur mineurs, Gabriel Matzneff s'exprime sur ses pratiques pédocriminelles en Asie

ENQUÊTE - L'écrivain Gabriel Matzneff, sous le coup d'une enquête pour viols sur mineur, affirme "regretter" ses pratiques pédophiles passées en Asie lors d'une interview accordée à BFMTV.

Alors que la France s’indigne de ses récits de pédophile, Gabriel Matzneff a fui Paris pour se réfugier sur la riviera italienne depuis la publication du livre "Le Consentement" (déjà vendu à plus de 75.000 exemplaires) dans lequel Vanessa Springora l’accuse d'avoir profité de son jeune âge pour exercer sur elle une forme d'emprise et entretenir une relation pédophile. 

Désormais visé par une enquête pour viol sur mineur, l’écrivain de 83 ans avoue dans un entretien à BFMTV ne pas l'avoir lu : "Je ne dirai jamais rien contre elle car c’est une personne lumineuse. Je n'ai pas envie de lire son livre, car je garde de merveilleux souvenirs." Et demande à replacer cette relation dans les mœurs de l'époque : "De grands écrivains comme Roland Barthes ou Michel Foucault militaient pour l’abaissement de la majorité sexuelle", plaide-t-il.  

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L’affaire Gabriel Matzneff, écrivain accusé de pédocriminalité

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"Personne ne pensait à la loi"

Interrogé sur ses pratiques pédophiles du passé, aux Philippines, décrites dans ses livres, Gabriel Matzneff use de l’époque comme paravent ("C’était il y a plus de 40 ans !") et minimise ainsi la gravité de ses actes : "On peut parfois faire des choses sans y penser. Je dois dire qu'à l'époque, personne ne pensait à la loi. Il n’y avait pas de loi. Vous étiez là comme voyageur et vous aviez des garçons et des filles jeunes qui vous draguaient et vous sautaient dessus, sous l’œil bienveillant de la police."

"C'était tout à fait regrettable", commente-t-il aujourd'hui. "Un touriste, un étranger, ne doit pas se comporter comme ça. On doit, adulte, détourner la tête, résister à la tentation. Naturellement je regrette, de même que si je fais quelque chose qui n'est pas bien, je le regrette." 

Dans un contexte de dénonciation des violences sexuelles, marquées par les récentes accusations de l'actrice Adèle Haenel à l'encontre du cinéaste Christophe Ruggia ou encore le témoignage de l'éditrice Vanessa Springora sur sa relation avec l'écrivain Gabriel Matzneff, plusieurs personnalités et associations ont demandé au gouvernement d'améliorer la protection des mineurs en matière de violences sexuelles. Marlène Schiappa s'est dite lundi prête à "rouvrir" les discussions pour "aller plus loin" dans la pénalisation des violences sexuelles sur mineurs si l'évaluation de sa loi votée en 2018 s'avérait négative sur ce point.

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