Jean-Claude Romand, le faux médecin qui avait tué sa famille, obtient une libération conditionnelle

Justice

JUSTICE - Jean-Claude Romand, ce faux médecin condamné en 1996 pour le meurtre de sa famille, a obtenu jeudi sa libération conditionnelle après plusieurs demandes restées infructueuses. Il a passé 26 ans en prison.

Jean-Claude Romand, a obtenu jeudi 25 avril, sa libération conditionnelle en appel. L'homme de 64 ans avait été condamné en 1996 à la prison à perpétuité pour le meurtre de sa femme, de ses deux enfants et de ses parents. Il avait menti à sa famille durant de nombreuses années, se faisant passer pour un médecin travaillant à l'Organisation mondiale de la Santé, alors qu'il était au chômage.

Voir aussi

La cour d'appel de Bourges a annoncé jeudi avoir "infirmé la décision rendue le 8 février 2019 par le tribunal de l’application des peines de Chateauroux". Une demande  de libération conditionnelle avait été rejetée par le Tribunal de grande instance de Chateauroux, vendredi 8 février. L'examen de cette demande avait été repoussé à deux reprises à la fin de l'année 2018. 

Jean-Claude Romand était libérable depuis 2015, après une période de sûreté de 22 ans.

"C’est une grande déception pour mes clients et une grande douleur. Ils ont le sentiment que tout est terminé pour M. Romand et que pour eux cela ne le sera jamais", a réagi maître Laure Moureu, qui représente les deux frères de Florence Romand, l'épouse assassinée. 

Surveillance électronique

Cette libération conditionnelle est imminente "mais sans doute pas aujourd'hui" a déclaré son avocat Jean-Louis Abad à l'Agence France-Presse, elle se fera "sous réserve de satisfaire à une période de placement sous surveillance électronique probatoire d'une durée de deux ans, à l'issue de laquelle le condamné sera soumis pour une durée de dix ans à des mesures d'assistance et de contrôle" a annoncé dans un communiqué la procureure générale Marie-Christine Tarrare. 

La décision doit être mise à exécution avant le 28 juin, selon ce même communiqué de presse. Le faux docteur, incarcéré depuis 26 ans, devra à l'issue de la période probatoire s'établir "en un lieu autorisé par l'autorité judiciaire", s'abstenir d'entrer en relation avec les victimes et les parties civiles et aura interdiction de se rendre dans les régions Ile-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes, précise le communiqué.

Jean-Claude Romand devra aussi "s'abstenir de toute communication médiatique relative aux crimes pour lesquels il a été condamné", "réparer en tout ou partie" les dommages qu'il a causés et "se soumettre à des mesures d'examen médical, de traitement ou de soins", selon la même source.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter