Jean-Luc Germani, longtemps qualifié de "fugitif le plus recherché de France" condamné à quatre ans de prison

Jean-Luc Germani, longtemps qualifié de "fugitif le plus recherché de France" condamné à quatre ans de prison

JUSTICE - Jean-Luc Germani, figure du banditisme corse, comparaissait ce vendredi à Marseille, six ans après avoir échappé sur un énorme coup de bluff aux gendarmes qui le poursuivaient sur une plage de l'île. La justice l'a condamné à quatre ans de prison.

Pendant longtemps, il a été considéré comme le "fugitif le plus recherché de France". Jean-Luc Germani, figure du banditisme corse comparaissait ce vendredi, à Marseille. Déjà condamné deux fois pour association de malfaiteurs à six ans de prison, Germani était jugé pour un délit relativement mineur (vu son pedigree) : des violences volontaires, sans incapacité de travail, sur un gendarme, qu'il a fait mine de braquer pour s'enfuir.

La justice l'a condamné à quatre ans de prison pour notamment des  "violences volontaires" sur un gendarme. La procureur avait requis 5 à 6 ans de prison contre ce dernier, également condamné pour détention de faux papiers, d'engins explosifs artisanaux et de fusils de chasse. Le tribunal a ordonné que la peine prononcée vendredi soit confondue avec les précédentes. Son "homme de main", Stéphane Luciani, a quant à lui été condamné à 3 ans de prison. 

L'affaire remonte à juin 2011. Présenté comme un "parrain" du milieu corse, Jean-Luc Germani, 52 ans est recherché par toutes les polices. Mis en cause dans un assassinat et pour son rôle dans le coup de force au cercle Wagram, un cercle de jeu parisien contrôlé par un gang rival, il se terre avec armes et faux papiers dans un camping-car, à San Giuliano (Haute-Corse) avec Stéphane Luciani, considéré comme son fidèle homme de main.

"Je décide de jouer un coup de poker, un coup de vice"

Lorsqu'une patrouille de gendarmes qui contrôle des voitures en bord de plage s'approche du camping-car, les deux fugitifs jouent le coup de bluff : ils déclinent de fausses identités et affirment être un couple, garé à l'écart de la route pour avoir la paix. Mais Germani panique, et s'enfuit à toutes jambes en criant. Rattrapé après quelques centaines de mètres par un gendarme, il tente le tout pour le tout : "Je décide de jouer un coup de poker, un coup de vice", expliquera-t-il au magistrat enquêteur. Germani, qui affirme qu'il n'était pas armé, brandit un viseur laser, dispositif de chasse qui permet de visualiser une cible d'un point rouge, en direction de la poitrine du gendarme. Craignant pour sa vie, celui-ci abandonne la poursuite et laisse Germani fuir.

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Après cette occasion manquée, la traque de Jean-Luc Germani durera plus de trois ans : le 27 novembre 2014, il est arrêté en plein après-midi à La Défense, dans les Hauts-de-Seine, par la Brigade nationale de lutte contre la criminalité corse, assistée de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI).

En juin 2015, Jean-Luc Germani a été condamné à six ans de prison et 100.000 euros d'amende pour l'affaire du "cercle Wagram", et en février 2016 à Marseille à six ans pour association de malfaiteurs en vue de la préparation du meurtre de Jean-Claude Colonna, cousin de l'ancien parrain de l'île de Beauté "Jean-Jé" Colonna.

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