Jean-Luc Mélenchon sera jugé en correctionnelle après la perquisition houleuse à la France Insoumise

Justice

JUSTICE - Le chef des députés France Insoumise et d'autres responsables du mouvement seront jugés en correctionnelle à la suite des accrochages qui avaient émaillé les perquisitions visant son domicile et le siège du mouvement en octobre.

L'ancien candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, désormais chef des députés France Insoumise, sera jugé au tribunal correctionnel de Bobigny après la perquisition houleuse qui avait eu lieu au siège du mouvement et au domicile de son leader, en octobre 2018. La date de l'audience n'est pas encore connue.

Avec Jean-Luc Mélenchon, les députés Alexis Corbière et Bastian Lachaud font partie des personnalités convoquées en citation directe par le parquet de Bobigny, pour actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation, a indiqué une source judiciaire à l'AFP, confirmant une information de L'Express.

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VIDÉO - Après les rumeurs de départ, Mélenchon répond

"La République c’est moi !"

Mardi 16 octobre 2018, une dizaine de perquisitions avaient eu lieu dans le cadre d’enquêtes préliminaires visant Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise. La première concernait les comptes de campagne de la présidentielle. Tandis que la deuxième visait des emplois présumés fictifs d’assistants au parlement européen, une affaire dénoncée par l'ex-frontiste Sophie Montel au printemps 2017.

Jean-Luc Mélenchon avait d'abord filmé en direct sur Facebook la perquisition à son domicile. Mais c'est au siège du mouvement, dans le 10e arrondissement, que les tensions ont éclaté. Bloqué à la porte de ses propres locaux, il s’en est pris aux forces de l’ordre présentes. La scène avait été filmée par les caméras de l’émission Quotidien.

Jean-Luc Mélenchon monte d'abord les marches, en demandant à ce qu’on enfonce la porte, puis se retrouve nez-à-nez avec un policier, à qui il rappelle en hurlant : "Je suis un parlementaire !". Et d’ajouter, en se frappant le torse : "La République, c’est moi !"

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