Condamné à de la prison ferme, Jérôme Cahuzac purgera sa peine sous bracelet électronique en Corse

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Jérôme Cahuzac condamné

AMÉNAGEMENT - L'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac, condamné à deux ans de prison ferme pour fraude fiscale en mai 2018, va bénéficier d'un aménagement de peine. Il la purgera sous bracelet électronique en Corse-du-Sud, où se trouve sa résidence principale.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bastia a confirmé ce mercredi l'acceptation d'un aménagement de peine sous forme de bracelet électronique de l'ex-ministre Jérôme Cahuzac, a appris l'AFP de source judiciaire. Le 13 février, un juge d'Ajaccio avait accepté cet aménagement sous surveillance électronique pour l'ex-ministre, condamné pour fraude fiscale le 15 mai 2018 à quatre ans de prison dont deux avec sursis, contre l'avis du parquet d'Ajaccio qui avait déposé un appel suspensif suivi par le parquet général. Il sera bientôt convoqué pour la pose du bracelet et devra respecter des heures de sortie.

Jérôme Cahuzac, qui a déclaré sa résidence principale en Corse-du-Sud attendait depuis sa condamnation les modalités de l'application de sa peine. La législation française permet pour toute peine allant jusqu'à deux ans d'emprisonnement, et en l'absence de récidive, la possibilité d'un aménagement immédiat. Ce qui est le cas ici. "Il est normal que Jérôme Cahuzac puisse effectuer sa peine dans le cadre d'un placement sous surveillance électronique", a réagi mercredi auprès de l'AFP Me Antoine Vey, son avocat, jugeant que ce n'est "ni une faveur, ni une exception" "La cour n'a pas cédé à la démagogie", s'est-il félicité, ajoutant que son client "aura droit, une fois cette peine purgée, à reprendre le cours de sa vie".

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À l'issue de l'audience en appel du 19 mars, Me Vey avait jugé "regrettable que le parquet s'acharne de la sorte (...) en faisant croire que Jérôme Cahuzac solliciterait une mesure exceptionnelle, ce qui n'est pas le cas". Sollicité par l'AFP, le procureur général Franck Rastoul avait alors indiqué que "le parquet général (avait) considéré, comme l'avait fait le parquet d'Ajaccio, que le projet avancé par Cahuzac au soutien de sa demande de placement sous surveillance électronique ne répondait pas aux efforts sérieux de réadaptation sociale communément exigés pour bénéficier d'une telle mesure". "Cette position, au vu des éléments du dossier, aurait été prise à l'identique pour tout autre condamné", avait assuré le magistrat.

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ARCHIVE - Jérôme Cahuzac condamné à quatre ans de prison dont deux avec sursis

Dans sa décision rendue le 13 février dernier, le juge de l'application des peines ajaccien avait précisé qu'"au regard des efforts (de Jérôme Cahuzac) et de sa situation prise dans sa globalité, exécuter la partie ferme en détention n'aurait pas de sens". Parmi les arguments retenus, figuraient l'avis favorable du représentant de l'administration pénitentiaire, "les regrets manifestes du condamné", le fait que "le risque de récidive est écarté", "l'implication durable dans différents projets, notamment professionnels" et le fait qu'il ait payé en intégralité son amende de 300.000 euros.

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