Johnny Hallyday : la justice ordonne le gel d’une partie des royalties du chanteur

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Succession de Johnny Hallyday : le grand déballage

MUSIQUE - La justice a ordonné mardi qu’une partie des revenus tirés des ventes d'albums du chanteur soit gelée. Une décision qui répond en partie à la demande des enfants aînés du rockeur, David Hallyday et Laura Smet.

David Hallyday et Laura Smet ont eu en partie gain de cause. Ce mardi, soit un peu plus d’un an après la disparition de Johnny Hallyday, un juge a ordonné le gel d’une part des royalties des albums du rockeur détenue par Warner, Universal et Sony, les trois maisons de disque qui ont accompagné Johnny Hallyday tout au long de sa carrière. 

Cette décision, énième épisode dans la guerre que se livrent les clans Hallyday autour de l’héritage de Johnny Hallyday depuis son décès le 5 décembre 2018, porte sur 37,5% des royalties et non 75% comme initialement demandé. Cela équivaut à la part héréditaire à laquelle ils prétendent, soit 18,75% chacun du patrimoine de leur père.

Le tribunal a estimé dans sa décision qu'il existait un risque de "dommage imminent" pour David et Laura, justifiant le gel de ces redevances. Ce risque est incarné par l'existence d'un trust en Californie établi au seul bénéfice de Laeticia Hallyday.

Dans son testament, Johnny Hallyday a ordonné le transfert de l'ensemble de son patrimoine après son décès dans le giron de ce trust, baptisé JPS - pour Jean-Philippe Smet. Or, en juillet, la Bank of America, désignée gérante du trust, a formulé une demande devant la cour supérieure de Californie pour transférer au sein du JPS trust l'ensemble des redevances dues par les majors Sony, Universal et Warner, qui ont accompagné Johnny tout au long de sa carrière. Bank of America a depuis démissionné de son rôle de trustee (gérant), mais reste en charge du trust dans l'attente de la désignation de son successeur.

Une audience est prévue le 22 janvier en Californie pour étudier la requête formulée par la banque. Si la justice américaine ordonnait le transfert de l'ensemble des redevances dans le giron du trust, elles y entreraient "de manière quasiment irréversible", a jugé le tribunal de grande instance de Paris.

David Hallyday et Laura Smet seraient alors dans l'impossibilité "de recouvrer la part successorale à laquelle ils pourraient prétendre", si la justice française leur donnait droit à une part d'héritage.

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