Jon Palais VS BNP : une "dispense de peine" requise pour le premier "faucheur de chaises", décision le 23 janvier

Jon Palais VS BNP : une "dispense de peine" requise pour le premier "faucheur de chaises", décision le 23 janvier
Justice
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PROCES - Jon Palais, militant altermondialiste et premier "faucheur de chaises" dans une agence de la BNP, comparaissait ce lundi 9 janvier à Dax. Le procureur a requis une "dispense de peine". Le jugement sera rendu le 23 janvier.

Il voulait faire de ce procès celui de l'évasion fiscale. Jon Palais, militant altermondialiste, comparaissait ce lundi 9 janvier au tribunal de Dax pour "vol en réunion". Son tort ? Avoir dérobé quatorze chaises dans une agence parisienne de la BNP, en octobre 2015, afin de dénoncer l'utilisation des paradis fiscaux par les grandes banques françaises. Le parquet a finalement requis à son encontre une "dispense de peine".


Une peine qui serait, selon le procureur de la République, "de nature à satisfaire la société" a-t-il pris soin de préciser, dans la mesure où "il s'agit d'un mouvement pacifiste et bon enfant". Certes, a-t-il poursuivi, il y a bien eu "emport de chaises, mais pas d'éléments intentionnels de l'appropriation frauduleuse".

Un "signal fort"

Auprès de LCI, vendredi 6 janvier dernier, un porte-parole de la BNP précisait "ne pas avoir porté plainte pour un vol de chaises, mais plutôt pour l'intrusion dans l'agence qui a pu perturber collaborateurs et clients". Peut-être le parquet se serait-il montré plus sensible à ces arguments si la banque, qui réclamait un euro symbolique de dommages et intérêts, avait daigné faire acte de présence au procès. 


Pour Jon Palais, dont l'avocate Eva Joly réclamait la "relaxe pure et simple", les réquisitions du procureur constituent déjà un "signal fort". "On a le sentiment que notre démarche d'action civique a été entendue par le procureur" a-t-il précisé aux journalistes sur place, après avoir été soutenu sur place par Yannick Jadot et Philippe Poutou, les candidats écolo et du NPA à la présidentielle. Le tribunal suivra-t-il les réquisitions clémentes du Parquet ? Réponse le 23 janvier prochain.

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