Jonathann Daval maintient sa thèse d'un complot familial autour du meurtre de sa femme Alexia

Justice
ENQUÊTE - Le suspect principal du meurtre de son épouse Alexia, a maintenu jeudi sa thèse d'un "complot familial" devant le juge d'instruction qui l'a interrogé durant plusieurs heures.

Interrogé pendant quatre heures et demie par le juge d'instruction du tribunal de Besançon, Jonathann Daval a maintenu jeudi sa thèse d'un "complot familial" dans l'affaire du meurtre de son épouse Alexia. "Il a maintenu intégralement sa version", a déclaré Me Randall Schwerdorffer, l'avocat du suspect. "Il n'y a eu aucune révélation particulière ou information nouvelle qui viendrait modifier de quelque façon que ce soit ce dossier."


Arrivé à Besançon dans la matinée, à l'abri des regards, dans une voiture aux vitres teintées, Jonathann Daval est reparti de la même manière à l'issue de cette audition, en direction de la maison d'arrêt de Dijon, où il est incarcéré depuis sa mise en examen en janvier pour "meurtre sur conjoint".

De nouveaux éléments qui ne changent pas son statut de suspect numéro un

Selon une source judiciaire, "l'ensemble des investigations diligentées convergent vers (la culpabilité de) Jonathann Daval". Ses aveux de janvier, réitérés en mars, "correspondent à tous les éléments du dossier", poursuit cette source. Toute complicité serait exclue. L'informaticien de 34 ans avait d'abord affirmé que sa femme de 29 ans, dont le cadavre partiellement brûlé avait été retrouvé le 30 octobre 2017 dans un bois près de Gray (Haute-Saône), avait disparu en faisant son jogging. Puis, interpellé par les gendarmes en janvier, il avait avoué l'avoir étranglée au cours d'une dispute, avant de faire volte-face fin juin et d'affirmer qu'Alexia avait été tuée par son beau-frère, Grégory Gay.

Confronté aux éléments du dossier d'instruction qui rassemble 42 expertises, Jonathann Daval ne semble pas en mesure d'expliquer ses contradictions. Les nouveaux éléments ajoutés au dossier ne semblent pas, en outre, avoir fait changé d'avis les enquêteurs. Le premier est la découverte dans le véhicule professionnel du suspect- qui aurait servi au transport du corps de sa femme - d'un cheveu de sa mère, Martine Henry, qui s'est défendue mercredi de toute "complicité".

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Confrontation le 7 décembre entre Jonathann Daval et la famille d'Alexia

Autre élément récemment mentionné : une analyse toxicologique faisant état de la présence de Tramadol, un antalgique opiacé, dans le sang d'Alexia Daval. "Avait-elle des prescriptions médicales ou pas ? Visiblement non. Faisait-elle de l'automédication ? On peut le penser. Où s'était-elle procuré ces médicaments ? Je n'en sais rien, mais en aucun cas, Jonathann Daval ne reconnaît qu'il lui a donné ou administré quoi que ce soit de cette nature-là", a assuré Me Schwerdorffer.


Le 7 décembre, Jonathann Daval sera de retour au tribunal de Besançon pour être confronté, en quatre auditions séparées, à la famille d'Alexia : son père, Jean-Pierre Fouillot, sa mère, Isabelle Fouillot, sa soeur, Stéphanie Gay, et le mari de celle-ci, Grégory Gay, accusé par Jonathann d'être le meurtrier. Ces confrontations ont été demandées par ces quatre personnes, toutes parties civiles.

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