Jugé pour viols, l'ex-secrétaire d'Etat Georges Tron acquitté

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JUSTICE - La cour d'assises de Seine-Saint-Denis a acquitté ce jeudi l'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique et maire en exercice de Draveil (Essonne) Georges Tron. Son ex-adjointe à la Culture Brigitte Gruel a également été acquittée. Ils étaient poursuivis pour viols et agressions sexuelles en réunion sur deux anciennes employées municipales.

La  cour d'assises de Seine-Saint-Denis a rendu ce jeudi son verdict dans le procès de l'ex-secrétaire d'État et maire de Draveil  Georges Tron et de son ancienne adjointe à la Culture Brigitte Gruel, jugés pour les viols et agressions sexuelles de deux anciennes employées municipales.


Les deux accusés ont été acquittés des faits de viols et d'agressions sexuelles qui leur étaient reprochés. 


Mercredi, l'avocat général avait requis six ans de prison ferme contre l'ex-secrétaire d’État et maire en exercice de Draveil, Georges Tron, pour les viols de deux de ses anciennes employées, le comparant au comte Dracula qui "vampirise ses victimes".


Il avait par ailleurs réclamé quatre ans de prison à l'encontre de son ancienne adjointe à la Culture, Brigitte Gruel, jugée aux côtés de Georges Tron depuis le 23 octobre devant les assises de Seine-Saint-Denis, estimant qu'elle avait "obéi en petit soldat". 


L'accusation a également demandé que tous deux soient déclarés inéligibles pendant cinq ans et qu'ils soient inscrits sur le fichier des délinquants sexuels.

Derniers mots des accusés

Jeudi matin les deux accusés avaient pris la parole avant que la cour ne se retire à 9h30 pour délibérer. 


"J'ai passé sept années extrêmement difficiles. Je pense à ma famille. J'ai conscience que mon sort est entre vos mains. Je suis totalement innocent des faits qui me sont reprochés", a déclaré Georges Tron . 

"Je vous redis que je n'ai pas commis les faits, que je suis innocente", a déclaré son ancienne adjointe à la Culture à la mairie de Draveil, Brigitte Gruel, jugée à ses côtés. 


Le maire de Draveil depuis 1995 et son ex-adjointe, 61 ans tous les deux, affirment que le "ressentiment" d'anciennes employées municipales a été exploité par leurs opposants locaux d'extrême droite. 

Depuis l'ouverture du procès, le 23 octobre, devant les assises de Seine-Saint-Denis, Georges Tron avait  souvent manifesté son agacement et son désaccord pendant les auditions. Il n'a toutefois jamais semblé se départir de son assurance, saluant chaleureusement les personnes venues le soutenir.

Système Tron

Quatre semaines ont été consacrées à cette affaire - une durée exceptionnelle, trois jours étant généralement consacrés à un dossier de viol - et des dizaines de personnes ont été entendues.


Virginie Ettel et Éva Loubrieu, 41 et 44 ans, accusent Georges Tron et Brigitte Gruel de leur avoir, ensemble, imposé des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010.

Le scandale avait contraint Georges Tron à démissionner le 29 mai 2011 de son poste de secrétaire d'État à la Fonction publique du gouvernement Fillon. 


Au cours des débats, le président de la cour d'assises, Philippe Coirre, a une seule fois mis en garde les accusés: plusieurs témoins ont rapporté qu'il y avait un "climat sexualisé" à la mairie "qui pourrait rendre plausibles les scènes décrites" par les plaignantes.


Georges Tron reconnaît uniquement un "flirt" avec une ex-attachée parlementaire et une relation extraconjugale - toujours en cours - avec son adjointe à l'Urbanisme Sylvie Doncarli. 

Pour l'avocat général, l'élu a "abusé de son pouvoir avec ses subordonnées" puis tenté de "politiser une affaire purement sexuelle" en dénonçant un complot. 

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