Tweet antisémite : Gérard Filoche visé par une enquête du parquet de Paris

Tweet antisémite : Gérard Filoche visé par une enquête du parquet de Paris

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POURSUITES - Il a présenté ses excuses, mais cela n'a pas suffi. Le parquet de Paris a annoncé lundi soir avoir ouvert une enquête après le tweet à caractère antisémite de Gérard Filoche, publié vendredi dernier.

Publié vendredi soir, le tweet à caractère antisémite a rapidement été effacé. Mais il n’est pas passé inaperçu. Son auteur, Gérard Filoche, est depuis ce lundi visé par une enquête du parquet de Paris pour "provocation à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne en raison de son origine ou de son appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion". La figure du PS serait également sous le coup d’une procédure d’exclusion de son parti.


A l’origine du scandale : un photomontage mettant en scène Emmanuel Macron. Le président y est représenté les mains au ciel devant la planète Terre. Le bras gauche est orné d'un brassard nazi, où la croix gammée a été remplacée par le signe du dollar. En arrière-plan figurent les drapeaux américain et israélien ainsi que des photos de Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali.  Diffusée sur le compte Twitter de Gérard Filoche, l’image était accompagnée de quelques mots : "Un sale type, les Français vont le savoir tous ensemble bientôt".

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Gérard Filoche visé par une procédure d'exclusion du PS après un tweet douteux sur Emmanuel Macron

Des réactions en cascade

Malgré les excuses de Gérard Filoche, son tweet a suscité de vives réactions. Dans un communiqué, e PS a condamné "avec la plus grande fermeté ce tweet, insupportable, inexcusable et inacceptable" qui "porte atteinte aux valeurs mêmes du socialisme" et "constitue à ce titre un motif d'exclusion". "Nous prendrons une décision rapide", avait assuré à l'AFP le coordinateur du parti Rachid Temal.


La maire de Paris, Anne Hidalgo, a quant à elle demandé l'exclusion de Gérard Filoche du parti socialiste, tandis que Manuel Valls regrettait dans le même temps qu'il ait fallu "attendre un tweet innommable et antisémite pour engager une procédure d'exclusion".  La Licra (Ligue internationale de lutte contre le racisme et l'antisémitisme), le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et Jacques Attali ont affirmé qu'ils allaient porter plainte.


En février dernier, le même photomontage avait été publié sur le site Egalité et Réconciliation, d'Alain Soral. L’essayiste d’extrême droite est aujourd’hui poursuivi par la justice. Il doit comparaître devant le tribunal correctionnel le 24 janvier.

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