L'autopsie d'Epstein "fait penser à un homicide", dit un expert engagé par le frère de l'homme d'affaires

Justice

REBONDISSEMENT – Robert Baden, un expert médico-légal retraité mandaté par le frère de Jeffrey Epstein conteste la thèse du suicide du financier américain et suggère qu’il aurait été tué en prison cet été.

Alors que plusieurs observateurs avaient remis en cause la thèse du suicide de Jeffrey Epstein, sans pour autant apporter de preuves à l’appui de leurs hypothèses, les récentes déclarations d’un expert vont de nouveau jeter un doute sur l’affaire. Mandaté par le frère de Jeffrey Epstein, un expert médico-légal conteste en effet la thèse du suicide et suggère plutôt qu’il aurait été tué en prison cet été.

Accusé d’agressions sexuelles et de viols, Jeffrey Epstein était détenu dans une prison de New-York dans l’attente de son procès pour avoir exploité sexuellement des dizaines de jeunes filles mineures. Selon la version officielle, il s’y serait suicidé le 10 août dernier, à 66 ans. Une version que conteste désormais Michael Baden, un médecin légiste expérimenté. "Les éléments témoignent davantage d’un homicide que d’un suicide", a-t-il déclaré à la chaîne d’information américaine Fox News, évoquant de "multiples fractures" de l’os hyoïde, situé au niveau du cou, "qui sont très inhabituelles pour un suicide".

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L'institut médico-légal de New York reste sur sa position

À l’issue d’un examen "méticuleux" selon ses termes, la responsable de l’institut médico-légal de New York, Barbara Sampson, avait pourtant conclu que le financier s’était suicidé par pendaison, dans sa cellule. Les avocats de Jeffrey Epstein avaient immédiatement mis en doute ces conclusions et annoncé le lancement d’une enquête "indépendante et complète" sur les causes de ce décès.

Pour Michael Baden, qui était présent lors de l’autopsie à la demande du frère de Jeffrey Epstein, les fractures sont typiques d’un homicide par "strangulation". Âge de 85 ans, l’expert a été le responsable de l’institut médico-légal de New York à la fin des années 70, et a pratiqué plus de 20 000 autopsies au cours de sa carrière, selon la biographie postée sur son site officiel.

"Nous restons sur notre position", a de son côté indiqué Barbara Sampson, indiquant que "l’examen initial était poussé et complet, et qu’il n’existait "aucune raison pour que notre institut procède à un second examen".

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