Caméras cachées dans un abattoir : deux militants de l'association L214 devant la justice

Caméras cachées dans un abattoir : deux militants de l'association L214 devant la justice

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COMPARUTION - Le procès de deux militants de L214 s'ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Versailles. Une première pour l'association de défense des droits des animaux dont le binôme s'était introduit en décembre 2016 dans un abattoir pour y récupérer leurs caméras.

Ils vont être fixés. Deux militants de l'association de défense des animaux L214 sont jugés pour s'être introduits mi-décembre dans un abattoir de Houdan, dans les Yvelines. Ils venaient récupérer des caméras installées pour dénoncer notamment l'endormissement au CO2 des porcs avant abattage. Ils comparaissent ce lundi à 14 heures au tribunal correctionnel de Versailles pour " violation de domicile" et "tentative d'atteinte à la vie privée d'autrui'.

Autrui, c'est forcément une personne humaine,pas une personne morale.Les avocates des deux prévenus

Le procès, qui devait initialement se tenir en juin dernier en raison d'un dépôt tardif d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) a été reporté après les vacances d'été. Selon les avocates des deux hommes, leurs clients ne peuvent être poursuivis pour "violation du domicile d'autrui" et "tentative d'atteinte à la vie privée", "autrui" étant en l'occurrence un abattoir, c'est-à-dire une personne morale, et non une personne humaine. 

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Et c'est bien dans une entreprise que les deux militants se sont infiltrés à pas de loups en décembre 2016 pour espionner les méthodes d'abattage des porcs.


Les deux militants ambitionnaient de diffuser des images révélant la souffrance des porcs. Mais en venant récupérer leur outillage,  ils ont été interpellés par les gendarmes, qui les avaient repérés.

Je peux comprendre que le directeur de l'abattoir porte plainte contre nous. Mais d'un autre côté, il y a la liberté d'expression, le droit d'informer les consommateursSébastien Arsac, co-fondateur de L214

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Ce procès est une première pour L214, qui l'aborde "avec confiance et la tête haute" d'après Sébastien Arsac, le co-fondateur de l'association, qui comparaît au procès.


 "Je peux comprendre que le directeur de l'abattoir porte plainte contre nous. Mais d'un autre côté, il y a la liberté d'expression, le droit d'informer les consommateurs, la protection des animaux. Donc ce procès pour nous est un moment intéressant pour poser la question du travail des associations de défense animale, de comment elles peuvent rendre compte de la réalité", estime l'activiste.


Devant le tribunal, les deux membres de l'association encourent un an de prison et plusieurs dizaines de milliers d'euros d'amende.

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