Le dispositif de pré-plaintes en ligne élargi aux actes racistes et antisémites

Le dispositif de pré-plaintes en ligne élargi aux actes racistes et antisémites
Justice
DirectLCI
WEB - Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé jeudi soir que le dispositif de pré-plaintes en ligne, jusque-là restreint aux atteintes aux biens, serait étendu aux actes racistes et antisémites. Un moyen pour faciliter les démarches.

Faciliter les démarches et "poursuivre plus efficacement encore les auteurs d'infractions antisémites". C'est le but du dispositif de pré-plaintes en ligne pour les actes antisémites et racistes, un dispositif déjà existant pour les atteintes aux biens, par exemple en cas de vol ou d'escroquerie, et qui vient d'être élargi.


Le ministre de l'Intérieur a annoncé cette nouvelle mesure jeudi soir lors d'un discours devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Marseille. "Si nous avons recensé 311 actes antisémites en 2017, ils sont sans doute en réalité beaucoup plus nombreux", a reconnu Gérard Collomb. "Un de nos défis est donc de libérer la parole des victimes."

La pré-plainte en ligne disponible depuis jeudi

Le dispositif est déjà disponible. Sur le site gouvernemental www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr, les victimes sont invitées à renseigner le lieu de l'agression, leur identité et leurs coordonnées, les faits et les préjudices. Elles devront ensuite se rendre au commissariat pour signer leur plainte pré-remplie. "Cela permettra de commencer l'enquête et ce n'est qu'ensuite que la personne se verra proposer un rendez-vous avec un agent formé, pour valider sa plainte", a précisé le ministre.

Une cellule d'enquête dédiée à Marseille

La pré-plainte en ligne n'est pas la seule mesure mise en place. Pour poursuivre plus efficacement encore les auteurs d'infractions antisémites", le ministre de l'Intérieur a également annoncé que Marseille serait "la première ville où sera mis en place un réseau d'enquêteurs et de magistrats spécifiquement formés à la lutte contre la haine et toutes les formes  d'antisémitisme".


"L'objectif est d'aider les forces de l'ordre et les magistrats à mieux identifier et mieux faire ressortir (...) les éléments factuels de nature à objectiver la circonstance aggravante de racisme ou d'antisémitisme", a-t-il indiqué, après avoir rappelé les meurtres récents de Sarah Halimi, en avril 2017, ou de Mireille Knoll, en mars 2018, toutes deux tuées "parce qu'elles étaient juives". Dans le deuxième cas, si les suspects ont bien été mis en examen pour "homicide volontaire" à caractère antisémite, l'enquête n'a pas encore déterminé si l'acte était effectivement raciste ou simplement crapuleux..


L'expérimentation à Marseille, si elle se révèle concluante, sera étendue progressivement à l'ensemble du territoire national, précise un communiqué du ministère.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter