Le Gilet jaune Eric Drouet condamné à 2000 euros d'amende pour organisation de manifestations non déclarées

Justice
GILETS JAUNES - Eric Drouet, une des figures incontournables du mouvement des Gilets jaunes, était accusé d'avoir organisé deux manifestations non déclarées à Paris, le 22 décembre et le 2 janvier.

"Je ne suis pas responsable de tout Paris ", se défendait Eric Drouet le 15  février lors de sa première audience. Ce vendredi, cette figure du mouvement des Gilets jaunes a été condamné à 2000 euros d'amende, dont 500 avec sursis pour organisation de manifestations non déclarées. Son avocat Khéops Lara a annoncé à la presse qu'il allait faire appel. Le chauffeur routier de 34 ans n'était pas présent pour entendre son jugement, "pour des raisons professionnelles" selon son défenseur.


Lors de l'audience, le 15 février, le parquet avait requis un mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende à son encontre. Eric Drouet avait nié avoir organisé des manifestations samedi 22 décembre et mercredi 2 janvier à Paris. 


"Je n'ai aucun rôle d'organisateur ou de leader dans ce mouvement", "je suis juste un relais", avait assuré devant les juges en février, celui qui se considère comme un simple "relais"du mouvement. 

Des "revendications pacifiques" en "dehors du cadre légal"

Le 22 décembre, Eric Drouet avait pourtant bien signé une déclaration préalable pour une manifestation à Versailles, mais s’était finalement rendu à Paris, où il avait été interpellé près des Champs Elysées. Quant au 2 janvier, Il affirmait qu’il voulait "juste se rendre au restaurant" avec des amis lorsqu'il a été arrêté dans la même zone. 


Mais pour le procureur, son rôle d’organisateur pour ces mobilisations ne fait aucun doute. Et bien que ses revendications soient "pacifiques", elles sont "en dehors du cadre légal", pouvant impliquer des "débordements".

Son avocat dénonce un procès "politique"

L’avocat d’Eric Drouet, Me Khéops Lara fustigeait en février dernier une arrestation "arbitraire" le 2 janvier, et avant demandé l’annulation de cette procédure : "On embarque des gens en garde à vue sans aucun motif préalable", avait-il assuré, dénonçant un procès "politique" destiné à "casser le mouvement en silence".


Ce vendredi ne sera pas le dernier rendez-vous de Drouet avec la justice. Il devra passer au tribunal le 5 juin prochain pour port d’arme prohibé – un bâton - lors de la manifestation du 22 décembre. 

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