Le parquet de Nanterre ouvre une enquête concernant les vidéos d'un homme empalé

Le parquet de Nanterre ouvre une enquête concernant les vidéos d'un homme empalé

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FAITS DIVERS - Fin septembre, un homme s'est empalé sur un poteau en se jetant du 6e étage. Depuis, deux vidéos ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Ce jeudi, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pour diffusion d'images violentes.

Qui a fait fuiter les vidéos de cette mort violente ? C'est la question à laquelle vont tenter de répondre les parquets de Paris et de Nanterre. Fin septembre, un homme de 26 ans se jette du 6e étage de son immeuble. Dans sa chute, il s'empale sur un poteau du trottoir, rapporte Le Parisien. Une fois sur place, les pompiers sont obligés de scier le poteau avant de la conduire à l’hôpital où il décédera un peu plus tard. 


L'histoire aurait pu en rester là, mais c'était sans compter sur la diffusion d'images sur les réseaux sociaux. Deux enquêtes sont alors ouvertes. L'une la semaine passée à Paris pour "violation du secret professionnel", l'autre à Nanterre, comme l'a annoncé le parquet ce jeudi, pour "captation et diffusion d'images violentes". A ce stade, les enquêteurs n'excluent pas le personnel soignant et / ou policier.

L'IGPN ouvre une enquête

Une enquête a, par ailleurs, été ouverte à l'IGPN. La première vidéo a été tournée dans les locaux même de la préfecture de police. Le logo est d'ailleurs bien visible, continue le quotidien. Ces images proviennent d'un téléphone portable, qui filme l'écran d'un ordinateur diffusant les images prises par ces caméras. La vidéo est accompagnée de commentaires. "Il s'est pris le poteau?" demande une première voix masculine. "Ouais, il est empalé sur le poteau", lui répond un deuxième homme. "C'est pas un montage, hein?", relance une femme. 


La seconde a, elle, été tournée à l’hôpital où le malheureux a été transporté. Les images sont accompagnées des commentaires de l'homme qui les filme. "Oh misère! Oh la vache! Oh putain! Ah ! Mais quelle horreur ! Quelle horreur", glousse-t-il, avant d'ajouter en ricanant : "C'est bon, il est sauvé, du coup !"


L'AP-HP précise qu'"une enquête administrative interne va également être diligentée", afin, notamment, de "lever les doutes sur une éventuelle implication de (ses) agents". 

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