Le parquet de Saint-Malo confirme une plainte pour "viol" contre Hulot en 2008 et son "classement sans suite"

PRÉCISIONS – La procureure de la République de Saint-Malo a confirmé ce jeudi soir qu’une plainte pour "viol", finalement classée sans suite en raison du délai de prescription, avait bien été déposée en 2008 contre Nicolas Hulot. Il s'agissait de faits remontant à juin 1997.

Un communiqué pour mettre certaines choses au point. La procureure de la République de Saint-Malo (Côtes-d’Armor), Christine Le Crom, a confirmé ce jeudi qu'une plainte pour "un fait de viol" avait été déposée en 2008 contre le ministre de la Transition écologique et solidaire, dans la tourmente depuis le retour sur le devant de la scène d'accusations de harcèlement et d'agression sexuels à son encontre. 

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Selon le texte, "une jeune femme a effectivement déposé plainte, le 11 juillet 2008, à l’encontre de Nicolas Hulot en dénonçant un fait de viol commis, selon elle, onze ans auparavant, alors qu’elle était déjà majeure". À la suite de la plainte, finalement classée sans suite en raison du délai de prescription dépassé, "Nicolas Hulot a été entendu dès le 29 août 2008 sur ces faits par les gendarmes de la brigade de recherches de Saint-Malo". 

Selon une copie de la lettre envoyée par le parquet de Saint Malo à Nicolas Hulot, en date du 30 octobre 2008, une jeune femme a été entendue "par les enquêteurs de la Brigade de recherches de Saint-Malo" le 16 juillet 2008. "Les faits dénoncés, poursuit la lettre du Parquet, qui en tout état de cause n'apparaissent pas établis, font l'objet ce jour d'un classement sans suite en raison de la prescription intervenue".

Dans la matinée, l’ex-animateur d’Ushuaïa avait, lui, indiqué avoir été interrogé par les forces de l’ordre "à [sa] demande". Une version que conteste le journaliste Laurent Valdiguié (voir le tweet ci-dessous), l’un des auteurs de l’article (re)déclencheur de l’affaire publié dans Ebdo, mais que le parquet n’infirme ou ne confirme pas en l’état.

Versions contradictoires "quant au consentement à la relation sexuelle"

"Il est d’abord apparu que les deux protagonistes avaient une version contradictoire quant au consentement à la relation sexuelle précitée", précise encore le parquet. "Il a en outre été établi que ces faits s’étaient déroulés entre le 9 et le 11 juin 1997. Ceux-ci étant prescrits, la procédure a été classée sans suite par le procureur de la République de Saint-Malo, ce dont la plaignante a été avisée par un courrier du 30 octobre 2008." 

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