Viols en réunion : le procès de Georges Tron et de son ex-adjointe Brigitte Gruel s'ouvre ce mardi

Viols en réunion : le procès de Georges Tron et de son ex-adjointe Brigitte Gruel s'ouvre ce mardi

À LA BARRE – Le maire de Draveil, Georges Tron, va comparaître pendant quatre semaines devant les assises à partir de ce mardi. Il devra répondre des accusations de viols en réunion portées par deux anciennes employées municipales.

De profonds massages sur les pieds débouchant sur des attouchements et des pénétrations digitales. Accusé de viols en réunion par deux anciennes collaboratrices, le maire de Draveil (Essonne), George Tron, revient ce mardi aux assises dix mois après le report de son procès. 

Ce dernier avait été émaillé de débats houleux dans un contexte marqué par l’affaire Weinstein. Pour mémoire, son avocat Eric Dupond-Moretti avait notamment révélé une conversation privée du président de la cour d’assises de Seine-Saint-Denis, lequel affirmait à des avocats qu’il aurait préféré voir une femme présider. Un reportage sur l’affaire diffusé par France 2 pendant l'audience avait en outre été dénoncé par la défense de l’ancien secrétaire d’Etat. Assez pour pousser le président à reporter le procès. 

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Le procès Georges Tron renvoyé : comment en est-on arrivé là ?

Un procès rallongé

Son ancienne adjointe à la Culture Brigitte Gruel est également sur le banc des accusés. Ils sont tous deux accusés de viols et d’agressions sexuelles par Virginie Ettel et Eva Loubrieu, deux anciennes employées. Des faits qu’ils nient en bloc. Ce mardi, le procès recommencera à zéro. Plus long, il sera présidé cette fois-ci par Philippe Coirre. 58 témoins et 8 experts seront entendus. 

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Virginie Ettel "espère" que ce procès rallongé "va permettre plus de sérénité dans les débats", selon son avocat Vincent Ollivier, interrogé par l’AFP. De son côté, l’un des conseil de Georges Tron, Antoine Vey, évoque le reportage contenant un témoignage à charge de Virgine Ettel. Reportage qui avait coûté une mise en demeure du CSA à France Télévisions. "Nous n'entendons donc pas instrumentaliser de la sorte la presse et vicier le processus judiciaire".

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