Le producteur Thomas Langmann jugé mercredi pour harcèlement envers sa femme

Justice

JUSTICE - Le producteur Thomas Langmann, 47 ans, est jugé ce mercredi par le tribunal correctionnel de Paris pour "harcèlement moral sur conjoint" envers sa femme. De nombreux SMS et courriels ont été versés à la procédure. Il conteste toute forme de harcèlement.

Il devait être jugé le 28 août 2018 mais son procès avait été renvoyé. Ce mercredi 20 février, Thomas Langmann doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris pour "harcèlement moral sur conjoint".

Fils de Claude Berri et producteur de "The Artist" notamment, le quadragénaire avait été visé au printemps 2018 par une plainte de sa femme Céline Bosquet avec laquelle il était alors en instance de divorce. Thomas Langmann avait été placé en garde à vue en mai 2018 au commissariat des 5e et 6e arrondissements. Il en était ressorti libre sous contrôle judiciaire avec interdiction d'entrer en contact avec sa femme, mais pas avec ses enfants. 

"J'ai harcelé ma femme pour voir mon fils"

Fin avril, suite à ce qu'il avait qualifié de "déballage dans les journaux" de l'affaire, Thomas Langmann avait évoqué ses déboires sur France 2 dans l'émission "Stupéfiant !", expliquant vivre une procédure de divorce difficile avec Céline Bosquet, mère de deux de ses enfants. "J'ai peut-être beaucoup appelé ma femme (...) J'ai harcelé ma femme pour voir mon fils", s'était-il justifié, regrettant un "déferlement médiatique".

"C'est l'effet d'une procédure de divorce conflictuelle, dans laquelle, malheureusement, il y a une volonté d'instrumentalisation de la justice", avait réagi Me Caroline Toby, avocate de Thomas Langmann interrogée en mai dernier par l'AFP. Selon elle, les faits de harcèlement visés par le parquet sont constitués de nombreux SMS et e-mails envoyés par Thomas Langmann à sa femme. 

Producteur à succès de "The Artist", oscar du meilleur film étranger, Thomas Langmann, 46 ans, avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour violence à l'encontre de sa précédente compagne, mère de sa première fille. "J'ai commis un mauvais geste que je regrette, pour lequel je me suis excusé immédiatement, pour lequel j'ai été condamné, pour lequel je n'ai pas fait appel, il y a eu trois jours d'ITT, cela date de onze années", avait-il rappelé sur France 2.

Cet héritier d'une famille de producteurs du cinéma à l'histoire émaillée de drames, avait admis avoir eu des problèmes de drogue, précisant qu'ils avaient "duré plus de quinze ans" et étaient "derrière" lui.

"Je ne voulais pas divorcer"

Quelques mois plus tard, sur BFM cette fois, Thomas Langmann était revenu sur le dossier. "Les bases sur lesquelles j'ai été mis en garde à vue sont toutes fausses", avait-il estimé dans cet entretien accordé à la chaîne le 30 août 2018

"J'ai essayé de convaincre ma femme de rester. Je ne voulais pas divorcer" a expliqué le producteur pour justifier les nombreux SMS envoyés [...] Sur le harcèlement, j'ai hâte de montrer que ce n'est pas du harcèlement car elle m'écrit, je lui écris. Donc ce n'est pas du harcèlement. J'ai l'adresse de ma femme, à aucun moment je ne me suis rendu chez ma femme". 

"On m'a comparé, alors que c'est soi-disant une affaire de harcèlement téléphonique à Bertrand Cantat, à Weinstein. Il y a des articles où il y a marqué 'agression sexuelle', où on met mon nom. Je n'ai absolument rien fait de ça", avait-il poursuivi.

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Thomas Langmann, dont la société La Petite Reine a été placée en procédure de sauvegarde, avait aussi reconnu avoir "eu des difficultés avec un film qui n'a absolument pas marché, "Stars 80, la Suite", mais a annoncé un projet de comédie musicale.

Contactée par LCI en début de semaine, avant ce procès, Me Toby  l'avocate du producteur n'a pas répondu à nos sollicitations.

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