Condamné à 4 mois avec sursis pour agression sexuelle sur une collégienne, le trompettiste Ibrahim Maalouf se dit "scandalisé"

Condamné à 4 mois avec sursis pour agression sexuelle sur une collégienne, le trompettiste Ibrahim Maalouf se dit "scandalisé"

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JUSTICE - Le musicien Ibrahim Maalouf a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour agression sexuelle sur une collégienne qui avait 14 ans à l'époque.

Le jugement est tombé. Ce vendredi, le célèbre trompettiste Ibrahim Maalouf a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour agression sexuelle sur une collégienne de 14 ans par le tribunal correctionnel de Créteil. L'artiste devra également s'acquitter d'une amende de 20.000 euros. 


Une peine qu'Ibrahim Maalouf a manifestement du mal à encaisser, se disant "scandalisé" et annonçant sa volonté de faire appel au micro d'Europe 1. "Ils n'ont aucune preuve de quoi que ce soit", affirme-t-il. "On m'accuse d'agressions sexuelles sur des dates où j'étais absent", ajoute-t-il, précisant qu'il est "hors de question qu'on reste là-dessus." Le musicien a par ailleurs vivement réagi à la condamnations sur son compte Twitter. 

Lors de l'audience qui s'était déroulée début novembre, le procureur avait requis six mois d'emprisonnement avec sursis. L'artiste, qui était présent à l'énoncé du jugement, a toujours nié toute agression sexuelle, plaidant le "dépit amoureux" d'une jeune fille qui n'aurait pas supporté d'être éconduite. Les parents n'avaient porté plainte qu'un an après l'affaire, croyant d'abord que leur fille pourrait "gérer". Mais pendant cette année elle s'était scarifiée et avait été victime de troubles alimentaires.

Le jeune fille elle, aujourd'hui âgée de 19 ans, avait raconté comment l'histoire avait débuté. Un baiser "avec la langue" à la sortie d'un cinéma, dans le cadre d'un stage de troisième qu'elle effectuait au studio d'enregistrement du musicien franco-libanais à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), en 2013. Un "smack", un simple "bisou" initié par la jeune fille, assure lui Ibrahim Maalouf, 33 ans à l'époque. 

"J'ai mis du temps à réaliser que ce n'était pas normal"

Deux jours après selon son ancienne stagiaire, il l'aurait à nouveau embrassée, dans son studio d'enregistrement cette fois. "Attrapée par le bassin", "comme si on faisait l'amour mais habillés", "je sentais son sexe derrière moi sur mes fesses", décrira-t-elle. Cette deuxième séquence n'a jamais existé soutient Maalouf, qui assure n'avoir jamais eu d'"attirance" pour cette "adolescente". 


Elle indiquait avoir été fascinée par le trompettiste et admis ne pas avoir voulu le dénoncer pour pouvoir bénéficier d'un éventuel "piston", elle qui voulait suivre ses traces. "Je pensais que c'était quelque chose de génial qui m'arrivait", explique-t-elle à la barre. "Je lui étais reconnaissante, j'avais l'impression qu'il m'accordait une importance démesurée, à mon âge, avec sa notoriété. J'ai mis du temps à réaliser que ce n'était pas normal." 

Ibrahim Maalouf dit se sentir "coupable"

Lors de l'audience, le musicien a affirmé se sentir "coupable" de "ne pas avoir su mettre des limites" en tant qu'"adulte", lui qui enseigne la musique aux jeunes depuis 20 ans. "Coupable" aussi d'avoir envoyé des textos pour "décourager" cette jeune fille "très insistante". Mais les textos ont depuis été effacés et, là aussi, les versions sur leurs contenus divergent : la jeune fille, sa mère et sa tante qui disent les avoir vus, soutiennent que le musicien aurait demandé des photos d'elle dénudée.  "Elles mentent ?", avait demandé la présidente. "Oui", avait alors répondu Ibrahim Maalouf. 


Son avocate, avait plaidé la relaxe et pointé du doigt les incohérences du récit de la jeune collégienne, avec des changements de dates, la présence selon elle de la fille du musicien (âgée quatre ans à l'époque) dans le studio alors que lui affirme qu'elle était à l'école... Elle a surtout défendu la thèse du "dépit amoureux" d'une adolescente qui "aurait souhaité que cette transgression continue". 

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