Les conditions de détention de Salah Abdeslam assouplies en raison de la dégradation de sa santé mentale

Les conditions de détention de Salah Abdeslam assouplies en raison de la dégradation de sa santé mentale

INCARCÉRATION - Le seul membre vivant du commando des attentats de Paris fait l'objet d'une surveillance hors normes au sein de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Mais en raison de sa santé psychologique jugée fragile, les conditions de détention de Salah Abdeslam ont été assouplies.

Son état psychologique inquiète. Les conditions de détention de Salah Abdeslam vont être révisées. C’est ce que révèle le Parisien ce vendredi. Le numéro d’écrou 428001, qui fait l’objet d’une surveillance hors normes au sein de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), aurait montré ces dernières semaines des signes alarmants de dégradation de sa santé mentale : prostration, paranoïa, irritabilité… 

Au point que l’administration pénitentiaire, les juges d’instruction et le parquet de Paris, redoutant un suicide avant son procès, organisent une réunion au printemps sur son cas. Le seul membre vivant du commando du 13 novembre a ainsi vu ses conditions carcérales allégées. Jusque-là, il était le seul détenu à faire l’objet d’une vidéosurveillance 24 heures sur 24 et confiné au sein même du quartier d’isolement, rappelle le journal.

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Un parloir plus souple

Salah Abdeslam peut donc désormais voir ses proches au parloir sans être séparé par une vitre, ce que demandait sa mère. Seule sa famille, dans des conditions bien spécifiques de sécurité, y est autorisée. "Dans les prochains jours, le plexiglas qui obstrue la fenêtre de sa cellule va être démonté", indique une source au Parisien. Les autres mesures de surveillance draconiennes seront, elles, maintenues : caméras nuit et jour, interdiction de communiquer avec d’autres prisonniers… 

Me Franck Berton, qui était à l'époque son avocat, avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur l’état de santé psychologique de son ancien client. "Je le vois s'enfoncer depuis plusieurs semaines dans un mutisme, dans un isolement..., expliquait-il en octobre 2016. Ses conditions de détention à Fleury-Mérogis sont catastrophiques."

L'homme pourrait être jugé dès l'automne à Bruxelles pour avoir tiré sur des policiers lors d'une fusillade qui avait précipité la fin de sa cavale en mars 2016. La justice belge a ordonné son renvoi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, avec un complice, pour "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste sur plusieurs policiers" et "port d'armes prohibées dans un contexte terroriste". 

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