Libérée ou maintenue en détention ? Jacqueline Sauvage fixée ce jeudi

JUSTICE – Condamnée à dix ans de réclusion pour avoir tué son époux violent et incestueux, Jacqueline Sauvage, graciée partiellement par François Hollande en janvier, saura ce jeudi en début d’après-midi si la cour d’appel de Paris lui octroie une libération conditionnelle.

Libérée ou pas ? C’est ce jeudi 24 novembre que Jacqueline Sauvage, 68 ans, connaîtra la décision de la cour d’appel de Paris sur sa demande de libération conditionnelle. Selon nos informations, celle-ci sera remise aux parties aux alentours de 13h30, sans être lue à l’audience. Par ailleurs, Jacqueline Sauvage ne sera pas extraite du centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne) pour l’occasion. Elle y purge actuellement sa peine de dix ans d’emprisonnement pour avoir tué son mari en septembre 2012 de trois coups de fusil dans le dos après 47 ans d’enfer conjugal.

Pour le magistrat, des critères "réunis"

Cette décision en appel fait suite à un premier refus. Malgré la grâce partielle accordée par François Hollande en janvier dernier, le Tribunal d'application des peines (TAP) de Melun avait en effet estimé en août dernier "nécessaire pour l’exécution de sa peine" que Jacqueline Sauvage se rende dans un lieu où elle serait anonyme. Or la condamnée a demandé à retourner, à sa libération, chez sa fille Carole, qui habite à quelques kilomètres seulement de la maison familiale où le drame s’est noué. Selon le TAP, cette situation et la forte médiatisation de son affaire auraient alors tenu la sexagénaire dans une "position exclusive de victime".


Depuis, la défense et les soutiens de Jacqueline Sauvage ont résolument changé de stratégie. Après de longs mois de mobilisations et de pétitions, ils ont décidé de faire le silence radio dans les médias "afin de laisser les juges décider". Peu après l’audience à huis-clos qui s’est tenue le 27 octobre dernier devant la cour d'appel de Paris, Janine Bonaggiunta  et Nathalie Tomasini , ses deux avocates, se sont tout de même montrées confiantes. Selon elles, le magistrat a estimé que les critères étaient "réunis" pour une éventuelle libération, sous réserve de l’obtention de l’avis du procureur à propos du lieu d’hébergement choisi, et d’un contrôle de faisabilité technique d’un placement sous bracelet électronique. 

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La libération de Jacqueline Sauvage

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