Mallette d’argent liquide : l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Boris Boillon renvoyé devant la justice

Mallette d’argent liquide : l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Boris Boillon renvoyé devant la justice

JUSTICE - L'ancien conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l'Elysée avait été intercepté à Paris le 31 juillet 2013 alors qu'il s'apprêtait à monter dans un train à avec 350.000 euros en liquide. Il sera jugé en mars.

Il est connu pour son tempérament fougueux. Boris Boillon, interpellé le 31 juillet 2013 avec 350.000 euros et 40.000 dollars en liquide sur lui, sera jugé le 23 mars devant le tribunal correctionnel de Paris, notamment pour "blanchiment de fraude fiscale". L'ancien conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, alors reconverti dans le consulting, avait été intercepté à Paris par les douaniers alors qu'il s'apprêtait à monter dans un train, gare du Nord, destination Bruxelles.

De retour depuis peu au Quai d'Orsay, il devra également répondre sur le banc des prévenus de "faux et usage de faux", "manquement à l'obligation déclarative de transfert de capitaux" et "abus de biens sociaux". Le parquet de Paris a décidé de faire citer à comparaître le diplomate de 46 ans, à l'issue de son enquête préliminaire.

Des sommes éludées au fisc ?

La loi impose de déclarer tout transfert international en liquide, à l'intérieur de l'Union européenne, si le montant est supérieur à 10.000 euros, selon le code des douanes, qui prévoit sinon une amende égale au quart de la somme non déclarée. Boris Boillon avait expliqué aux enquêteurs que ces sommes provenaient de ses activités professionnelles privées en Irak, a précisé une source proche de l'enquête. D'après lui, ces prestations étaient rémunérées en liquide du fait des carences du système bancaire irakien. La source ajoute que les investigations n'ont pas permis de retracer l'origine des espèces.

Outre la non déclaration des sommes, la justice le soupçonne de les avoir éludées au fisc et d'avoir produit un faux document pour justifier ces prestations. Des sommes qui ne sont pas ensuite entrées dans la comptabilité de sa société, a expliqué une source proche de l'enquête. Arabophone, spécialiste du Moyen-Orient, Boris Boillon s'est fait remarquer pour son tempérament fougueux et ses gaffes.

Cité dans l’enquête de soupçons de financement libyen de Sarkozy

Il avait été nommé par l'ancien président de la République ambassadeur de France en Irak en juillet 2009. Il était devenu en janvier 2011 ambassadeur en Tunisie, pour redresser, en plein Printemps arabe, une image calamiteuse de la France très liée à l'ex-président Ben Ali. Il avait quitté son poste en août 2012, après l'arrivée de François Hollande à l'Elysée.

Son nom est aussi apparu dans l'enquête - distincte - qui vise des accusations et des soupçons de financement libyen lors de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007. Il n'est pas mis en cause judiciairement dans ce dossier.

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