Huit mois de prison avec sursis pour maltraitance animale à l'abattoir du Vigan : "C'est la reconnaissance de faits graves"

DirectLCI
JUSTICE - Le tribunal correctionnel d'Alès a condamné à huit mois de prison avec sursis le principal prévenu dans l'affaire de l'abattoir du Vigan. Il était poursuivi pour "sévices graves, actes de cruauté, mauvais traitements" à l'encontre d'animaux.

Le principal prévenu dans l'affaire de maltraitance animale à l'abattoir bio du Vigan (Gard) a été condamné, ce vendredi 28 avril, à huit mois de prison avec sursis et cinq ans d'interdiction d'exercer sur une chaîne d'abattage. C'est moins que la peine requise par l'avocat général à l'issue d'un procès très médiatisé, tenu en mars dernier. Il avait alors demandé un an de prison avec sursis à l'encontre du jeune homme, fils d'éleveur et ancien employé de l'abattoir, poursuivi pour "sévices graves, actes de cruauté, mauvais traitements" contre des animaux.

En vidéo

Maltraitance animale : la vidéo choc dans un abattoir des Pyrénées-Atlantiques

"Affaire prise au sérieux"

L'affaire a été rendue publique en février 2016 par l'intermédiaire d'une vidéo tournée en caméra cachée par l'association de défense animale L214. On y voyait notamment le jeune homme asséner des coups à des brebis sans nécessité aucune. Deux autres prévenus, également employés de l'établissement, n'ont quant à eux pas été condamnés, en raison de la prescription des faits qui leur étaient reprochés. Par ailleurs, la communauté de communes du Pays viganais a été condamnée à s'acquitter d'une amende de 3500 euros, nous informe l'AFP.


Contactée par LCI, Brigitte Gothière, présidente de l'association L214, se montre réjouie d'une telle décision. Elle assure : "Pour nous, c'est la reconnaissance que des faits graves se sont déroulés dans cet abattoir. Le principal prévenu a été interdit d'exercer pour cinq ans, ce qui montre que le juge a pris l'affaire très au sérieux. Il y a aussi une condamnation morale à l'encontre de la communauté de communes : c'est important car on comprend ainsi que nous sommes tous responsables." Mais la défenseure des animaux de tempérer : "Un abattoir reste un lieu cruel par définition. On fait porter le chapeau à cet employé, mais c'est notre rapport tout entier à l'abattage qu'il faut repenser".

Plus d'articles

Sur le même sujet