Perquisition au domicile de Manuel Bompard, n°2 sur la liste France insoumise aux européennes

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Procès des perquisitions de la France insoumise

TOULOUSE - Une perquisition a visé ce jeudi le domicile de Manuel Bompard, n°2 sur la liste LFI aux européennes. Des investigations dans le cadre de l'enquête sur les comptes de campagne du parti pour la présidentielle.

Une perquisition s'est déroulée ce jeudi au domicile toulousain de Manuel Bompard,  directeur des campagnes de LFI et n°2 de la liste aux européennes, a-t-il fait savoir sur Twitter. Une opération qui a duré cinq heures, dans le cadre d'une enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017. 

Manuel Bompard dénonce une "dérive autoritaire du pouvoir", rappelant que cette perquisition survient trois jours après la tentative qui a visé les locaux de Mediapart dans le cadre de l'affaire Benalla.

Arrivés à 7 heures du matin, "cinq policiers ont retourné tout mon appartement" et "pris quinze fichiers sur mon ordinateur", a relaté Manuel Bompard auprès de l'AFP. Le bras droit de Jean-Luc Mélenchon affirme avoir refusé de signer le procès-verbal des policiers, pour protester contre "la violation du secret de l'enquête" dont témoigne selon lui une enquête de L'Obs parue cette semaine.

Le leader des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, dénonce sur Twitter "l'instrumentalisation de la justice" : "Le macronisme n'est plus qu'un autoritarisme."

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Au cours d'une conférence de presse au siège de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a enfoncé le clou. "Je proteste contre l'instrumentalisation qui est faite de la justice pour intimider les partis de l'opposition et le groupe La France insoumise en particulier. Je proteste contre le fait que dans cette campagne européenne la justice soit utilisée pour flétrir les candidats. Je proteste contre le fait que le directeur des campagnes de la France insoumise, et numéro deux de la liste des Insoumis aux élections européennes, fasse l'objet d'une humiliation de cette nature", a-t-il dit.

Pour M. Mélenchon, cette perquisition s'inscrit dans un mouvement plus vaste de "criminalisation de l'action politique, syndicale, associative", dont sont aussi victimes selon lui les "gilets jaunes".

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