Mise en examen pour avoir publié des photos d'exactions de Daech, Marine Le Pen dénonce "la main du politique"

Mise en examen pour avoir publié des photos d'exactions de Daech, Marine Le Pen dénonce "la main du politique"

JUSTICE - Marine Le Pen a été mise en examen ce jeudi pour avoir relayé des photos d'exactions de Daech sur Twitter en décembre 2015. "J’ai honte pour l’image que notre pays renvoie au monde", a réagi la présidente du FN, faisant part de sa "profonde indignation".

A l’heure de l’information en temps réel et du règne des réseaux sociaux, un tweet a toujours vite fait d’en chasser un autre. Mais ceux postés par Marine Le Pen en décembre 2015 ne passent pas. La présidente du Front national a été mise en examen ce jeudi pour avoir publié sur Twitter des photos  montrant des exactions violentes de Daech.

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"J’ai honte pour l’image que notre pays renvoie au monde", a réagi la présidente du FN sur LCI dans la foulée de cette annonce. "En France, quand on condamne et qu’on dénonce Daech, on est mis en examen. Dans n’importe quel pays du monde, on vous remettrait une médaille. Elle est là la réalité."

S’il s’agit de me faire taire, ils n’y arriveront pas- Marine Le Pen, sur LCI

Dénonçant "la main du politique" et "une inversion des valeurs", Marine Le Pen estime être une cible privilégiée de la justice. "Ceux qui dénoncent nos ennemis sont poursuivis et ceux qui les encensent ne le sont pas", a-t-elle souligné. "Il y a des milliers de tweets, chaque jour, qui font la promotion de Daech, de sa barbarie, des tortures qu’ils mettent en œuvre, des morts qu’ils ont faits sur notre sol. (…) S’il s’agit de me faire taire, ils n’y arriveront pas." 

Les tweets en question, publiés le 16 décembre 2015, étaient alors censés répondre à la radio RMC, que Marine Le Pen avait accusée d’établir un "parallèle ignoble" entre son parti et le groupe terroriste. Deux ans plus tard, la justice française a obtenu du bureau de l’Assemblée nationale la levée de l’immunité parlementaire de la députée du Pas-de-Calais, ayant permis cette mise en examen. Dans cette affaire, elle risque - en principe et au maximum - trois ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

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