Meurtre d’Alexia Daval : son mari Jonathann entendu par la justice ce jeudi

DirectLCI
JUSTICE - Jonathann Daval, qui a reconnu fin janvier avoir étranglé son épouse Alexia Daval, doit être entendu par le juge d'instruction en charge de l'enquête ce jeudi matin à Besançon pour la première fois depuis ses aveux. L'occasion, peut-être, d'éclaircir les circonstances du meurtre.

La nuit était tombée sur le domicile du couple Daval, lorsqu'une violente dispute a éclaté. C'était le 27 octobre, à Gray-la-Ville en Haute-Saône. Aux gendarmes, le 30 janvier dernier, Jonathann Daval raconte avoir tué sa femme, ce soir-là, par étranglement en tentant de la "maîtriser". 


Dans quelles circonstances ? Quel était l'objet de leur querelle ? Autant de questions auxquelles devra répondre cet informaticien, jeudi 1er mars, devant le  juge d’instruction en charge du dossier, Rodolphe Uguen-Laithier. Selon nos informations, il doit être entendu vers 10 heures à Besançon pour la première fois depuis ses aveux


Pour ses avocats, Me Ornella Spatafora et Me Randall Schwerdorffer, Jonathann Daval n'aurait pas voulu tuer sa compagne. Ils tentent de justifier son passage à l'acte par de "fortes tensions" au sein du couple à cause de difficultés à avoir un enfant.

En vidéo

La procureure de Besançon dénonce la folie médiatique autour de l'affaire Alexia Daval

Il s'est présenté comme un mari éploré

Seulement, le lendemain du meurtre, Jonathan Daval est suspecté d'avoir transporté le corps en voiture pour le dissimuler sous des branchages dans un bois à proximité. Il avait ensuite prévenu les gendarmes de la disparition de sa femme, affirmant qu’elle était partie faire un footing et qu’elle n’était pas rentrée. Ce n'est que deux jours plus tard que son corps a finalement été retrouvé, en parti brûlé. 


Pendant trois mois, Jonathann Daval s’était présenté comme un mari éploré, soutenu par les parents de la victime. Il avait participé à plusieurs hommages rendus à Alexia, dont une marche blanche ayant rassemblé entre 8.000 et 10.000 personnes dans les rues de Gray.

Des aveux à la fin de sa garde à vue

L'homme n'a finalement avoué le crime qu'à la fin de sa garde à vue, acculé par les éléments scientifiques rassemblés par les gendarmes de la section de recherches de Besançon : un traceur sur son véhicule professionnel attestant que l'automobile avait roulé la nuit du meurtre, des traces de pneus correspondant à la voiture et un drap du couple retrouvé près du corps.


Depuis, il est en détention et à l'isolement pour le préserver des autres détenus, selon nos informations. Calme et détendu les premiers jours, son état psychologique s’est depuis détérioré. Reste que celui-ci devra répondre aux questions du juge d'instruction, ce jeudi. Rodolphe Uguen-Laithier tentera alors d'éclaircir les nombreuses zones d'ombre qui entourent cette affaire.

En France, 123 femmes sont mortes l'an passé sous les coups de leur compagnons ou ex-compagnons. Soit un décès tous les trois jours. 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter