Meurtre de Nelly Haderer : 30 ans après, l'ex-suspect numéro 1 va être auditionné

Meurtre de Nelly Haderer : 30 ans après, l'ex-suspect numéro 1 va être auditionné

JUSTICE - La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nancy a décidé jeudi de ne pas classer le dossier sur le meurtre de Nelly Haderer en 1987. Elle a ordonné un supplément d'information et décidé d'auditionner Jacques Maire, un ex-maçon de 64 ans qui avait un temps été inquiété, puis acquitté, avant que la révélation d'une expertise ADN qui le confondrait et de nouveaux témoignages ne fassent surface.

L'affaire "Nelly Haderer" n'est pas classée. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nancy a ordonné ce jeudi un supplément d'information à la suite de l'appel déposé par les proches de cette jeune femme tuée en 1987 près de Nancy, a-t-on appris auprès de leur avocat Pierre-André Babel. 

Dans cette affaire restée sans coupable, l'ancien suspect numéro 1, Jacques Maire, devrait donc à nouveau être auditionné, cette fois, en qualité de témoin. Dernier rebondissement d'un marathon judiciaire entamé il y a trente ans pour la famille de Nelly Haderer. En janvier 1987, le corps de cette mère de 22 ans avait été retrouvé dénudé et atrocement mutilé dans une décharge communale de Saint-Nicolas-de-Port. Dix ans plus tard, Jacques Maire, un ancien maçon aujourd'hui âgé de 64 ans, avait été mis en examen pour ce meurtre, ainsi que pour l’enlèvement d’une autre jeune femme, Odile Busset, disparue en 1983 et dont le corps n’a jamais été retrouvé. S'ensuivront trois procès. L'homme finira par être mis hors de cause en 2008.

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Mais en 2014, coup de théâtre. L'Est républicain révèle, à la suite de récentes analyses, que son ADN a été retrouvé sur le jean de la victime. De nouveaux témoignages, qui établiraient que l'homme connaissait la jeune femme, font également surface. Mais Jacques Maire, qui a toujours clamé son innocence, ne peut plus être inquiété : il a été jugé et définitivement acquitté. Face à cette impasse juridique, le juge d’instruction nancéien en charge de l'affaire décide en juin de prononcer un non-lieu. La famille refuse de baisser les bras et fait appel, plaçant ses derniers espoirs dans la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nancy. 

"Nous demandons que le dossier ne soit pas refermé et que Jacques Maire soit entendu en qualité de témoin sur les derniers éléments. Aujourd’hui, le but de la famille n’est pas d’obtenir la condamnation de qui que ce soit. Elle veut simplement obtenir des explications et connaître la vérité", nous expliquait hier Me Pierre-André Babel. Les juges pouvaient décider de casser l’ordonnance de non-lieu ou la confirmer et ranger définitivement le dossier "Haderer" dans la catégorie "cold case". Ce jeudi, ils ont décidé de poursuivre les investigations. L'ancien suspect numéro 1 sera entendu et de nouvelles expertises, portant notamment sur un autre ADN masculin non identifié, seront effectuées. Affaire à suivre... 

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