Meurtre de Sarah Halimi : le parquet fait appel de l'ordonnance des juges

Justice
JUSTICE- Le parquet de Paris a annoncé ce lundi 15 juillet avoir fait appel de l'ordonnance des juges d'instruction chargés de l'enquête du meurtre de Sarah Halimi. Vendredi, les magistrates ont estimé que le suspect manquait de discernement au moment de son acte, éloignant un peu plus la perspective d'un procès.

Le parquet de Paris réclame un procès pour Kobili Traoré, principal suspect dans le meurtre de Sarah Halimi. Le parquet a annoncé ce lundi 15 juillet avoir interjeté appel de l'ordonnance des juges d'instruction. Une ordonnance rendue vendredi 12 juillet dans laquelle les magistrates chargées de l'enquête ont estimé "plausible" l'abolition du discernement du suspect. Dans cette hypothèse, Kobili Traoré ne pourrait pas se faire juger, pour cause d'irresponsabilité pénale. 


Le meurtre de cette retraitée de confession juive, battue et défenestrée depuis son appartement du 11e arrondissement de Paris dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, avait suscité une vive émotion dans le pays. Le 17 juin dernier, le parquet avait demandé le renvoi de Kobili Traoré, 29 ans, devant une cour d'assises pour "homicide volontaire" à caractère antisémite.

Des conclusions psychiatriques divergentes

Depuis le début de l'instruction, la question de la responsabilité pénale du suspect, qui n'a pas d'antécédents psychiatriques, est au cœur des débats. Si ce dernier a été déclaré à l'unanimité pris de "bouffée délirante aiguë" au moment de son acte, les psychiatres ayant ausculté Kobili Traoré ne se sont pas accordés dans leurs conclusions. 


Le premier médecin avait noté que le discernement du suspect était "altéré" par une consommation excessive de cannabis, ce qui le rendrait apte à être jugé, et les seconds avaient eux estimé que son discernement était aboli, ce qui le rendrait inapte à être jugé, en mentionnant que son "entrée en schizophrénie" n'était pas lié avec le cannabis ingéré.  

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