Meurtre de Sophie Toscan du Plantier : l'indifférence de Ian Bailey après sa condamnation

Justice

MANDAT D'ARRÊT - Ian Bailey - condamné en France pour le meurtre de Sophie Toscan du Plantier - a une nouvelle fois nié être l'auteur du crime, dans une interview à la télévision irlandaise diffusée ce samedi.

Il se dit certain que quelqu'un en Irlande connait "la vérité". Ian Bailey - condamné en France vendredi à 25 ans de prison pour le meurtre de Sophie Toscan du Plantier - a réagi depuis l'Irlande où il réside à l'abri de la justice française. Interviewé par la télévision publique RTE, il a une nouvelle fois rejeté toutes les accusations dont il fait l'objet. 

Cette condamnation "m'indiffère", a déclaré l'ex-journaliste pigiste de 62  ans à la télévision qui l'interrogeait sur le marché de Skibbereen (sud-ouest de  l'Irlande) où il tient un stand. Interrogé sur la possibilité d'être arrêté, il a répondu : "C'est un jour  férié (en Irlande) lundi, mais mardi quelqu'un  pourrait frapper à ma porte"". Il a ajouté attendre que "quelqu'un en Irlande intervienne et ait le  courage de dire la vérité en admettant qu'il sait que ce n'est pas moi".

"C'est ce que je demande. Parce que je sais qu'il y a des gens dans ce pays  qui savent que ce n'était pas moi, et je sais qu'ils le taisent, et ma prière  est que la vérité éclate". "La famille (de la victime) a toute ma sympathie", a-t-il ajouté dans cette interview, estimant  qu'on leur avait dit "un paquet de mensonges depuis le début".

S'il est extradé, il y aura un 2nd procès

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Le corps de Sophie Toscan du Plantier, femme du producteur de films Daniel  Toscan du Plantier, avait été découvert au matin du 23 décembre 1996 par une  voisine, en contrebas de sa maison isolée de Schull, sur la côte sud-ouest de  l'Irlande. Elle avait eu le crâne fracassé et portait de nombreuses blessures  de défense, démontrant qu'elle s'était farouchement débattue.  

Très vite suspecté par la police irlandaise, Ian Bailey a toujours clamé  son innocence. Il avait été placé deux fois en garde à vue en 1997 et 1998,  mais jamais poursuivi en Irlande, faute de preuves suffisantes.  La cour a au contraire estimé qu'il y avait "des éléments de preuves  suffisants" pour condamner l'accusé britannique, en dépit de ses "dénégations  constantes". Elle a également délivré un mandat d'arrêt à son encontre, alors  que Dublin a déjà refusé par deux fois de l'extrader, invoquant l'absence de  réciprocité en la matière.

Ian Bailey ne peut pas faire appel du verdict. Mais s'il se constitue prisonnier, ou s'il est arrêté avant que la peine prononcée ne soit éteinte par la prescription, l'arrêt de la cour d'assises sera annulé et il sera rejugé, cette fois-ci en sa présence.

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