Meurtre du petit Jonathan : la piste du tueur en série allemand Martin Ney relancée ?

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ENQUÊTE -La piste d'un tueur en série allemand vient de refaire surface dans l'enquête sur le meurtre non élucidé du petit Jonathan Coulom en 2004 en Loire-Atlantique. Martin Ney aurait confié à un codétenu avoir tué l'enfant de dix ans.

En Allemagne, il est surnommé "l’homme en noir". Martin Ney a été condamné à la perpétuité en 2012 pour le viol et le meurtre de trois garçons âgé de 8 à 13 ans entre 1992 et 2001 dans le nord de l’Allemagne. Désormais, c’est vers ce tueur en série allemand que se tourne l’enquête française sur le meurtre du petit Jonathan Coulom. Le garçon âgé de 10 ans avait disparu en 2004 d’un centre de vacances de Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique). Son corps avait été retrouvé six semaines plus tard dans un étang de Guérande. 


Ce n’est pas la première fois que le nom du prédateur allemand plane au-dessus du dossier Jonathan Coulom. A l’époque, les policiers allemands s’étaient rapprochés de leurs homologues français, le crime de l'enfant ayant des similitudes avec les autres affaires. Mais cet ancien éducateur aujourd'hui âgé de 48 ans, qui ciblait les centres de vacances pour jeunes, a toujours nié son implication dans le meurtre de Jonathan. Si les enquêteurs français n'ont jamais refermé cette piste, ils ne disposaient d’aucune preuve formelle. 

Un appel à témoins lancé

Mais un rebondissement est venu relancer l'enquête. Dans sa cellule en Allemagne, le tueur se serait confié à son codétenu à la fin de l'année 2017. Selon le Parisien, qui a révélé l’information mardi, Martin Ney aurait même livré des détails que seuls quelques enquêteurs et le juge d’instruction en charge de l’enquête connaissaient. Le tueur se serait même étonné de ne pas avoir démasqué plus tôt car il aurait "égaré" en France son sac à dos avec des documents à l’intérieur, explique un journal. C’est pourquoi un appel à témoins a été lancé au début du mois d’avril par les gendarmes sur la présence éventuelle d'un sac à dos en cuir marron" qui aurait pu être découvert en avril ou mai 2004 dans les environs de Saint-Brévin-les-Pins ou de Guérande.

Les gendarmes ont reçu depuis cet appel une soixantaine de réponses selon nos informations. Aucun pour l’heure n’a été concluant en l’état. Mais c’est peut-être dans les vestiges du passé que les enquêteurs trouveront la clé. En exhumant tous les témoignages recueillis à l’époque, ils auraient retrouvé le témoignage précis d’un homme ayant déjà vu ce sac en cuir si particulier dans la région de Saint-Brevin-les-Pins au moment des faits, révèle le Parisien. 

Une voiture immatriculée en Allemagne avait par ailleurs été signalée par plusieurs témoins aux abords du lieu des faits. La famille de Jonathan garde aujourd’hui espoir d’avoir des réponses. "Je veux connaître les derniers moments de mon fils. J’espère que ce sera lui, pour mettre un visage, pour avoir une réponse. Mais je veux que l’on soit sûr à 100%, confie sa mère à LCI-TF1. C’est dur, mais on arrive peut être au bout du tunnel. J’ai besoin de mettre un nom, un visage, d’avoir des réponses aux questions que je me pose depuis 14 ans."

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