Mort d'Elisa Pilarski : son chien Curtis unique coupable selon deux experts

Mort d'Elisa Pilarski : son chien Curtis unique coupable selon deux experts

JUSTICE - Le rapport de deux experts vétérinaires cités par la justice devrait mettre fin au débat sur la mort d'Elisa Pilarski, une jeune femme enceinte de 6 mois retrouvée morte, le corps criblé de morsures, dans l'Aisne en novembre dernier. L'expertise désigne son chien, Curtis, comme unique coupable.

Il y a un peu moins d'un an, l'affaire avait ému et horrifié la France. Le 16 novembre 2019, le corps d'Elsa Pilarski, 29 ans et enceinte de six mois, était retrouvé dans la forêt de Retz, dans l’Aisne. La jeune femme présentait sur tout le corps des morsures de chien.

Alors que certains pointaient alors du doigt les chiens ayant participé ce même jour à une chasse à courre à proximité, et que d'autres portaient leurs accusations sur le chien de la victime, Curtis, un American Staffordshire avec qui elle était partie en promenade, le débat devrait bientôt se clore. Deux experts vétérinaires cités par la justice viennent de rendre leur rapport, révélé par le JDD, dont les conclusions sont sans appel :  "Curtis est pour nous l'unique auteur des morsures ayant causé le décès d'Elisa Pilarski."

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Les mâchoires des chiens mesurées

Pour trouver le, ou les coupables, les mâchoires de 67 chiens ont été mesurées : celles des cinq American Staffordshire- dont le pittbull prénommé Curtis - d'Elisa Pilarski et de son compagnon, ainsi que celles de 62 chiens de meute. "Selon nos informations, sur les chiens de meute, l’écart entre les crocs supérieurs est au minimum de 4,4 cm, l’écart de ceux de Curtis est de 3,6 cm. Or sur les blessures, aucune lésion ne présente un écartement de plus de 3,6 cm", rapporte le Courrier Picard, qui s'est aussi procuré le rapport.  

D'après France 3, l'avocat du compagnon de la jeune femme va demander une contre-expertise. Les résultats des prélèvements ADN effectués sur le corps de la victime sont d'autre part attendus sous peu et devraient confirmer ou infirmer les conclusions du rapport.

Décédée d'une "hémorragie consécutive à plusieurs morsures"

Le compagnon d'Elisa Pilarski avait retrouvé le corps de la jeune femme dans la forêt, après avoir reçu un coup de fil alarmant de sa part. Interviewé par TF1, il racontait : "Ma femme m'a appelé au travail pour me dire qu'elle était attaquée par plusieurs chiens, qu'elle n'arrivait pas à tenir Curtis et qu'elle se faisait mordre par les chiens au bras et à la jambe". L'autopsie réalisée après le drame avait indiqué que le décès avait pour origine "une hémorragie consécutive à plusieurs morsures" d'un ou plusieurs chiens. Les cinq chiens du couple ont donc été soupçonnés, comme les chiens de meute d'une chasse à courre qui avait lieu le même jour. Mais selon les organisateurs, celle-ci avait débuté après l'heure estimée de la mort de la victime. 

Curtis, examiné par des vétérinaires est " issu d'une sélection de chiens de combat " illégale en France et aurait été dressé "au mordant ". L'animal présentait après le drame "plusieurs excoriations cutanées [écorchures, ndlr] sur son museau et le chanfrein [entre la truffe et les yeux, ndlr]".  Des blessures qu'il s'est probablement infligé en se défaisant " furieusement " de sa muselière, écrivent dans leur rapport les experts. Pour eux, aucun doute : "Curtis est "obnubilé par le fait de mordre, quel que soit l'objet, et ne connaît pas l'inhibition de la morsure sur les humains, même familiers ".

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