Mort de Cédric Chouviat : les quatre policiers entendus en garde à vue

La famille de Cédric Chouviat lors d'un rassemblement à sa mémoire le 12 janvier à Levallois.
Justice

ENQUÊTE - Les quatre policiers impliqués dans l'arrestation de Cédric Chouviat, mort le 5 janvier à la suite d'un contrôle routier à Paris, ont été entendus mercredi dernier sous le régime de la garde à vue.

Ils avaient participé à l'interpellation violente de Cédric Chouviat. Le 3 janvier dernier, ce livreur à scooter de 42 ans avait été  victime d'un malaise cardiaque, après avoir été plaqué au sol lors d'un contrôle routier aux abords de la Tour Eiffel. Le père de famille était mort à l'hôpital 48 heures plus tard. Les quatre policiers impliqués ont été auditionnés mercredi 17 juin en garde à vue, préalable à une éventuelle mise en examen, a appris LCI de source judiciaire confirmant une information de BFMTV.

Les fonctionnaires, mis en cause dans cette affaire, ont été entendus par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices. Celle-ci, en charge de l'enquête, a transmis au juge le résultat de ses investigations et interrogatoires. Il revient désormais au magistrat instructeur de décider d'une convocation des policiers en vue d'éventuelles poursuites. 

Les avocats de la famille parleront mardi

Joint par l'AFP, Thibault de Montbrial, avocat des policiers, n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat.

Depuis le décès de Cédric Chouviat, mort le 5 janvier des suites d'une asphyxie "avec fracture du larynx", selon les premiers éléments de l'autopsie communiqués par le parquet de Paris, qui avait ouvert une information judiciaire pour "homicide involontaire", sa famille se bat pour lever le voile sur cette affaire. 

Vidéos à l'appui, les proches du livreur à scooter ont depuis dénoncé une "bavure policière" causée par des techniques d'interpellation "dangereuses". Elle réclame une requalification des faits en "violences volontaires ayant entraîné la mort" et la suspension des policiers. Leurs avocats, Mes Arié Alimi, William Bourdon et Vincent Brengarth, ont annoncé la tenue d'une conférence de presse mardi à 11h.

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Quelques jours après les faits, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait estimé que les résultats d'autopsie "(soulevaient) des questions légitimes, auxquelles des réponses (devaient) être apportées en toute transparence". "S'il y a des fautes qui sont caractérisées, nous prendrons toutes les sanctions nécessaires", avait alors promis le patron de Beauvau. 

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