Opération antiterroriste franco-suisse : l'émir du groupe aurait envisagé un attentat "plus meurtrier" que ceux de 2015

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INFO LCI-TF1 - Selon les informations de TF1, trois des suspects interpellés mardi dans l'important coup de filet en France et en Suisse auraient reconnu au cours de leur garde à vue être des sympathisants de Daech et avoir planifié un attentat sur le territoire français.

Mardi 7 novembre au matin, dix personnes étaient interpellées dans le cadre d'une enquête sur des projets d'actions violentes. Neuf avaient été arrêtées en France, une dernière en Suisse. Selon une source judiciaire contactée par LCI, la garde à vue de l'un des interpellés, temporairement hospitalisé, a repris jeudi. Le juge d'instruction a en revanche levé l'ensemble des gardes à vue et huit des neuf mis en cause vont lui être présentés ce vendredi après-midi. 

"Le rêve d'un attentat plus meurtrier" que ceux de 2015

Selon les informations de TF1, trois des suspects auraient reconnu au cours de leur garde à vue être des sympathisants de Daech, et surtout, avoir bel et bien avoir planifié un attentat sur le territoire français. L’un des principaux suspects aurait expliqué qu’il cherchait depuis des mois à se procurer des armes et à recruter "des candidats au martyr". Un autre aurait quant à lui révélé aux policiers que lui et 4 autres de ses complices présumés, dont un ancien légionnaire converti, âgé de 65 ans, constituaient une cellule dormante, en contact régulier avec des djihadistes présents actuellement en zone irako-syrienne. 


Toujours selon nos informations, leur projet n’avait ni calendrier ni contours précis mais ils auraient plusieurs fois évoqué ces dernières semaines, dans leurs conversations sur Telegram, une attaque à la voiture-bélier au sein de la ville de Menton ainsi qu'une attaque au couteau sur une promenade de la Côte d’Azur, de préférence à Monaco. Quant à l'imam suisse, qui a joué le rôle d’émir du groupe, il aurait évoqué dans ses discussions sur Telegram le "rêve d’un attentat plus meurtrier" que ceux de 2015 en France.

Trois sympathisants de Daech parmi les suspects

Les investigations avaient mis en évidence l'existence d'un groupe d'individus, dont certains se disent explicitement partisans de l'organisation terroriste Daech, qui partageaient la volonté de commettre une action violente sur le territoire français. Les nombreux et inquiétants échanges qu'ils nourrissaient n'ont pas permis, à ce stade, de caractériser l'existence d'un projet abouti et d'un passage à l'acte planifié. Le parquet a requis le placement en détention de 7 des 8 personnes déférées et le placement sous contrôle judiciaire du neuvième, indique également cette source judiciaire.


Ce mercredi, lors d'une cérémonie d'accueil des nouveaux gardiens de la paix de la préfecture de police de Paris, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb avait évoqué cette importante opération antiterroriste menée dans l'Hexagone et en Suisse. "Les dix personnes interpellées mardi matin sont des jeunes pour la plupart qui avaient été endoctrinés par un prétendu imam, ce qui arrive hélas maintenant trop souvent", a-t-il déclaré avant d'ajouter : "Nous nous sommes aperçus qu'ils projetaient des attentats sans en avoir vraiment déterminé la cible."

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