Patrick Balkany reste en prison : sa deuxième demande de remise en liberté rejetée

Pas de remise en liberté pour Balkany : Dupont-Moretti réagit
Justice

JUSTICE - Au contraire de sa première demande de remise en liberté, le maire LR de Levallois a vu sa deuxième demande rejetée, mercredi 13 novembre, par la cour d'appel de Paris. Il va donc rester en prison.

Pas de deuxième décision favorable à Patrick Balkany. Après que sa première demande de remise en liberté, dans le volet fraude fiscale de l'affaire qui le concerne, avait été validée par la justice, le maire LR de Levallois a vu sa deuxième demande, qui valait pour le volet blanchiment, rejetée par la cour d'appel de Paris, mercredi 13 novembre. Une décision motivée par le juge pour prévenir toute "concertation frauduleuse entre la personne mise en examen et ses coauteurs ou complices" ou pour "garantir le maintien de la personne mise en examen à la disposition de la justice". Une décision qui a généré chez son avocat Eric Dupond-Moretti une "totale incompréhension".

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La question de sa remise en liberté, ce matin, n'avait de toute façon que peu de chances d'aboutir. Au-delà des questions juridiques, Patrick Balkany avait anticipé, le 5 novembre, la difficulté qui serait la sienne de répondre aux demandes de la justice. Impossible pour le maire LR de Levallois de payer la caution : "On n'a plus un rond, rien. [...] Je vais être obligé de rester au trou". Des 500.000 euros requis par la justice au titre de caution, seuls 50.000 avaient été réunis par ses soutiens, dans un cagnotte à la légalité encore discutable. 

Condamné à deux reprises, l'ancien député avait écopé de quatre ans de prison pour fraude fiscale le 13 septembre, puis à cinq ans de prison pour blanchiment aggravé, le 18 octobre. A chaque fois, avec un mandat de dépôt. Outre le paiement d'une lourde caution, la première décision était assortie d'un contrôle judiciaire interdisant à l'édile de mettre les pieds dans sa ville ou en Ile-de-France. Pas découragé, Eric Dupond-Moretti, a annoncé l'intention de son client de déposer une nouvelle demande de remise en liberté.

Le procès en appel pour pour le volet fraude fiscale est fixé au 11 décembre. Le calendrier pour le volet blanchiment n'a quant à lui pas encore été fixé. 

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