Pédopornographie : Christian Quesada condamné à trois ans de prison

Pédopornographie : Christian Quesada condamné à trois ans de prison
Justice

VERDICT - L'ancien champion de jeux télévisés Christian Quesada a été condamné à trois ans de prison par le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse, pour corruption de mineurs et détention et diffusion d'images pédopornographiques.

L'ex-star des jeux télévisés Christian Quesada, notamment connu pour son passage dans l'émission "Les douze coups de midi",  a été condamné mercredi à trois ans de prison par le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse, pour corruption de mineurs et détention et diffusion d'images pédopornographiques, a annoncé le parquet. Le procès de ce dernier s'est déroulé à huis clos et par visioconférence en raison du confinement sanitaire.

Peu de temps avant l'audience, l'avocat de Christian Quesada, Me Christophe Camacho, a indiqué "qu’il ne défendrait plus son client qui n’a cependant pas souhaité être assisté par un autre avocat", a précisé le procureur de la République de Bourg-en-Bresse Christophe Rode, dans un communiqué. M. Quesada "a pu s’exprimer par le biais de la visioconférence, comme prévu", a-t-il ajouté.

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Cinq ans de suivi socio-judiciaire

En plus des trois ans de prison, avec maintien en détention, l'homme de 55 ans écope de cinq ans de suivi socio-judiciaire - avec 3 ans d’emprisonnement en cas de non-respect - une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS) et 2000 euros de dommages et intérêts pour l’association partie civile, Fondation pour l’Enfance. Son avocate, Me Céline Astolfe, avait fait parvenir au tribunal des conclusions écrites.

"La justice est passée, mais je regrette profondément qu'elle n'ait pas rempli sa fonction pédagogique en l'absence de débat public. Ce fut une justice rendue dans la pénombre", a estimé auprès de l'AFP Me Astolfe. Christian Quesada a dix jours pour faire appel de la décision du tribunal. "Aucune des victimes identifiées ne s’est déplacée. Elles ne se sont pas constituées partie civile", a indiqué M. Rode.

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L'affaire Quesada avait éclaté avec la plainte d'une jeune fille mineure qui expliquait avoir dialogué sur internet avec un garçon se faisant passer pour un mineur et lui demandant de se dévêtir, de lui envoyer des photos dévêtues, et lui faisant des propositions ouvertement sexuelles. Par la suite, des centaines d'images et vidéos compromettantes de mineurs et d'enfants subissant des viols et agressions sexuelles, qu'il échangeait avec d'autres internautes, ont été retrouvées sur ses ordinateurs.

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