Procès Barbarin : aucune condamnation requise par le parquet, jugement rendu le 7 mars

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JUSTICE - Au lendemain du procès du cardinal Barbarin et de cinq anciens membres du diocèse de Lyon, à l'issue duquel la procureure adjointe du tribunal de Lyon n'a requis aucune condamnation, la présidente du tribunal a annoncé que le rendu du jugement aurait lieu le 7 mars.

Le rendu du jugement du cardinal Barbarin aura lieu le 7 mars, a annoncé jeudi 10 janvier la présidente du tribunal de Lyon Brigitte Vernay. Une annonce qui intervient au lendemain de la fin du procès de l'homme d'Eglise, qui comparaissait, en compagnie de cinq anciens membres du diocèse de Lyon, pour non dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs commises par un prêtre. Ce dernier, Bernard Preynat, était accusé d'avoir commis des abus sexuels sur de jeunes scouts de la région entre 1986 et 1991. Des poursuites qui, malgré les virulentes plaidoiries des parties civiles, n'avaient abouti à aucune demande de condamnation de la part du parquet.


Cette absence de réquisitions intervient dans la logique du classement sans suite de l'affaire, décidé à l'été 2016 par le parquet, après une enquête préliminaire sur les mêmes faits. Depuis, les plaignants avaient lancé une procédure de citation directe afin d'obtenir un procès, organisé cette semaine à Lyon.

A l’ouverture du procès lundi, Mgr Barbarin avait nié l'intégralité des faits qui lui étaient reprochés. "Je ne vois pas de quoi je suis coupable. (...) J’affirme en conscience que je n’ai jamais cherché à cacher les faits. Et jamais, jamais, je ne les ai couverts" avait martelé le cardinal, rapporte Le Monde.


Le parquet, de son côté, a fait valoir la prescription des faits et l'absence d'entrave à la justice de la part des accusés. Il leur était pourtant reproché leur silence dans ces affaires, alors que le prêtre, qui pourrait être jugé dans l'année, avait pu continuer à exercer au contact d'enfants jusqu'en septembre 2015, date à laquelle Mgr Barbarin lui a retiré ses fonctions. Une décision trop tardive pour les parties civiles, persuadées que l'ecclésiaste avait agi longtemps après avoir pris connaissance des faits, ne réagissant qu'à la suite d'une plainte de la part d'un des enfants concernés. 


L'absence de réquisition, elle, n'a pas empêché Didier Burdet, l'un des neuf plaignants, de se satisfaire : "Ce qui m'importe, c'est de voir Barbarin et son équipe ici, et pour moi c'est déjà une victoire".

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