"Mon cancer vient d'en prendre un sale coup dans la gueule" : Bernard Tapie réagit à sa relaxe

Justice
SOULAGEMENT - Bernard Tapie a réagi mardi en fin de matinée dans La Provence, journal dont il est le patron, à l'annonce de la relaxe générale prononcée à Paris dans l'affaire de l'arbitrage controversé qui lui avait octroyé 403 millions d'euros en 2008.

"Mon cancer vient d'en prendre un sale  coup dans la gueule" : c'est par ces mots que Bernard Tapie  s'est réjoui ce mardi de la relaxe générale prononcée à Paris dans l'affaire de l'arbitrage controversé qui lui avait octroyé 403 millions d'euros en 2008. "C'est bien la preuve qu'il faut toujours, toujours, se battre jusqu'au bout", a ajouté l'homme d'affaires, cité par La Provence, journal dont il est l'actionnaire majoritaire.


"Dans un pays qui ne se résout décidément pas à être la Corée du Nord, on finit toujours par tomber sur des magistrats qui pensent à faire le droit plutôt qu'à faire leur carrière", a-t-il poursuivi depuis l'hôpital Saint-Louis, à Paris, où il suit une chimiothérapie pour une récidive de son double cancer.

Absent au délibéré du tribunal correctionnel de Paris, où il était jugé pour "escroquerie" et "détournement de fonds publics", l'ancien ministre a bénéficié d'une relaxe, tout comme le PDG d'Orange Stéphane Richard et quatre autres prévenus, jugés au printemps dans l'affaire de l'arbitrage controversé rendu par un tribunal arbitral privé pour régler le litige de Bernard Tapie avec le Crédit Lyonnais sur la revente  d'Adidas. Une peine de cinq ans de prison ferme avait été requise le 1er avril contre celui qui fut aussi, entre autres, président de l'OM.  


Pour le parquet, qui n'a pas encore annoncé s'il allait faire appel ou pas, Bernard Tapie avait "truqué" l'arbitrage qui lui avait notamment accordé en juillet 2008 la somme inédite de 45 millions d'euros au seul titre du préjudice moral. 

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