EN DIRECT - Procès Dekhar : "Les personnes que nous avons entendues le décrivent comme un "menteur pathologique"" dit un policier

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JUSTICE - A l'occasion du deuxième jour du procès d'Abdelhakim Dekhar, la cour d'assises se penche ce lundi sur l'environnement familial de l'accusé. Les images extraites des caméras de vidéosurveillance de BFM TV et du tramway notamment ont été montrées ce matin et deux policiers ont été entendus.

On connaissait son visage, dissimulé derrière des lunettes et un bonnet. Vendredi dernier, au premier jour de son procès , Abdelhakim Dekhar est apparu changé dans le box. Certes, il a encore des ressemblances avec cet homme traqué pendant cinq jours par les forces de l'ordre à l'automne 2013 mais ses quatre années passées en  prison semblent l'avoir vieilli. 


Cheveux gris ondulés sur les côtés, crâne dégarni, l'homme aujourd'hui âgé de 52 ans est jugé pour plusieurs tentatives d'assassinats commises entre les 15 et 18 novembre 2013. Il avait fait irruption à BFMTV et menacé un rédacteur en chef et ouvert le feu trois jours après dans les locaux de Libération, blessant grièvement un assistant photographe. Il avait finalement été arrêté après qu'un appel à témoins a été diffusé dans tous les médias de France.  Il avait été identifié après avoir été dénoncé par un ami qui l'hébergeait. Les policiers l'avaient retrouvé allongé dans une voiture, à demi-conscient après avoir tenté de se suicider en avalant des médicaments.


Ce lundi, la cour devrait se pencher sur l'environnement, familial notamment, de l'accusé, avant de revenir sur les faits commis il y a quatre ands dans les locaux de BFM TV et LIbé. 

Live

L'AUDIENCE VIENT DE REPRENDRE 


Abdelhakim Dekhar est dans le box les bras croisé, ses lunettes toujours sur le nez, l'air sérieux. 

"Une mort romantique"

Interrogé vendredi dernier sur les événements tragiques de 2013, Abdelhakim Dekhar avait expliqué : "A aucun moment je n'ai voulu m'en prendre à la personne humaine. Je voulais m'en prendre de manière symbolique à une structure. Le but, c'était mon suicide, j'ai voulu scénariser ma mort". L'accusé a indiqué qu'il voulait ainsi "ne pas mourir incognito" et désirer "une mort romantique". Pendant l'enquête, il  avait dit vouloir être tué par la police. Mais à chaque étape de son périple, il avait rapidement pris la fuite, sans attendre l'arrivée des forces de l'ordre. 

Il avait également  mis en avant son "combat politique" pour expliquer ses actes. Vendredi, il a indiqué avoir agi "déséspérance" après qu'une série de malheurs lui soient arrivés : une séparation d'avec sa femme, le fait de ne plus voir ses deux enfants, la mort de  son frère et des problèmes financiers liés à la crise immobilière. 

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