"Samuel Paty a eu raison" : au procès des attentats de janvier 2015, l'hommage au professeur assassiné

"Samuel Paty a eu raison" : au procès des attentats de janvier 2015, l'hommage au professeur assassiné
Justice

JUSTICE - Le président de la cour d'assises spéciale a rendu hommage ce lundi à Samuel Paty, professeur d'histoire assassiné vendredi à Conflans-Sainte-Honorine. Plusieurs avocats en ont fait de même.

La cour a appris la nouvelle vendredi soir, après l'audience, alors que des journalistes présents dans la salle et des policiers étaient déjà au courant des événements. Trois jours après le drame, elle a rendu hommage ce lundi matin à Samuel Paty, professeur d'histoire décapité vendredi à Conflans-Sainte-Honorine pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet extraite de Charlie Hebdo dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression. 

"La cour tient à exprimer son émotion suite à l’assassinat d’un enseignant mort du seul fait d’avoir transmis à ses élèves ce que représentait la liberté de pensée et la liberté d’expression", a ainsi déclaré Régis de Jorna au début de l'audience à 9h30.

"Nous avons eu raison de publier ces caricatures"

À leur tour, plusieurs avocats ont eux aussi pris la parole. "Quand un professeur est lâchement et odieusement décapité parce qu’il enseignait la liberté d’expression, nous sommes tous concernés. Soyons unis le temps d’une minute pour Samuel Paty, ayons une pensée pour sa famille", a demandé Me Jean Chevais, avocat de la défense. 

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"Plus que jamais nous avons envie de nous inscrire en tant qu’avocat, peu importe notre place dans ce procès, dans les fondements de notre République et notre démocratie, à savoir la liberté d’expression et de pensée", a embrayé Me Maktouf, avocate de la partie civile.

Me Richard Malka, avocat emblématique de Charlie Hebdo, qui s'était exprimé devant la presse avant l'audience, a pris la parole à son tour : "La seule chose que nous avons à faire c’est de rendre hommage." 

"Accusations d'islamophobie constantes"

Puis le conseil historique du journal satirique d'ajouter : "Encore une fois, il est question des caricatures de Charlie Hebdo. Le travail de cet enseignant c’était de transmettre, contextualiser. Cette fois, ce ne sont pas ceux qui ont dessinés ces caricatures mais ceux qui les ont montrées qui sont tués (…) Nous avons eu raison de publier ces caricatures, Samuel Paty a eu raison d’en parler."

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En marge de l'audience, Me Malka a en outre dénoncé "les fascistes islamistes" qui "s'en prennent à tous les fondements de la République". "Mais ils ne l'ont pas fait seuls", a-t-il ajouté, en pointant la responsabilité de "complices" qui manient des "accusations d'islamophobie constantes (...) en inventant des faits, comme l'a fait ce père de famille qui appelait à la haine dans une vidéo et dont la fille n'était même pas dans le cours auquel elle était censée avoir assisté"

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