Procès du "groupe de Tarnac" : Julien Coupat et Yildune Lévy relaxés pour le sabotage d'une ligne SNCF

Procès du "groupe de Tarnac" : Julien Coupat et Yildune Lévy relaxés pour le sabotage d'une ligne SNCF

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JUSTICE - Après trois semaines de débats qui ont viré au procès de l'antiterrorisme, le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement ce jeudi sur les huit membres du "groupe de Tarnac" poursuivis pour le sabotage d'une ligne SNCF : Julien Coupat (photo) et Yildune Lévy, les deux principales figures du groupe, ont notamment été relaxés.

Relaxés.  Après dix ans de procédure et trois semaines de débats qui ont viré au procès de l'antiterrorisme, le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement sur les huit membres du "groupe de Tarnac", notamment poursuivis pour le sabotage d'une ligne SNCF en 2008. Julien Coupat et Yildune Lévy, les deux figures du groupe, ont ainsi été relaxés ce jeudi pour les faits de dégradations de matériel ferroviaire et association de malfaiteurs. 


Julien Coupat, 43 ans, et Yildune Lévy, 34 ans, ont toujours nié avoir saboté une caténaire de ligne TGV en novembre 2008. A l'époque, ils avaient été décrits par les pouvoirs publics comme des terroristes en puissance de la mouvance "anarcho-autonome", une réminiscence du groupe Action directe qui s'était illustré par des attentats et des assassinats. Julien Coupat était présenté comme le chef du groupe de militants anticapitalistes qui vivaient en communauté dans le village corrézien de Tarnac. Maisle 10 janvier 2017, la Cour de cassation avait définitivement écarté la qualification terroriste. 

"Le groupe de Tarnac était une fiction"

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ARCHIVES - Tarnac : retour sur l'affaire

"L'audience a permis de comprendre que le groupe de Tarnac était une fiction", a lâché jeudi la présidente du tribunal correctionnel de Paris, Corinne Goetzmann. Les deux prévenus ont en revanche été reconnus coupables pour avoir refusé un prélèvement ADN mais ils ont été dispensés de peine.


Des peines symboliques allant de 1.000 euros avec sursis à 6 mois de prison ferme, avaient été requises. Les huit prévenus du dossier, cinq hommes et trois femmes âgés de 31 à 43 ans, étaient jugés pour des délits de droits commun : association de malfaiteurs, dégradation d'une ligne SNCF, violences lors d'une manifestation à Vichy, recel de documents volés et refus de se soumettre à un prélèvement biologique.

Le jugement met fin à dix années d'une procédure qui a vu le dossier se dégonfler. Un seul des militants a été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Les autres ont tous été relaxés des faits qui leur étaient reprochés.

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